L’idée que la race ou la classe déterminent l’intelligence a été révoquée en arrière plan par une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford qui a suivi le développement physique et intellectuel des bébés du monde entier jusqu’à l’âge de deux ans.

La conclusion peut être résumée dans ces termes : « des bébés nés dans des circonstances similaires s’épanouissent, quelles que soient leurs origines. »

Le professeur Stephen Kennedy, codirecteur de l’Institut de santé maternelle et périnatale d’Oxford, a déclaré: «À chaque étape, nous avons montré que les mères en bonne santé ont des bébés en bonne santé et que les bébés en bonne santé grandissent exactement au même rythme. »

« Peu importe où vous vivez, peu importe la couleur de votre peau, peu importe votre race ou votre ethnie, il est essentiel de recevoir des soins médicaux décents et une bonne nutrition », a-t-il précisé.

L’étude intitulée « Le projet de croissance du 21ème siècle », qui a duré sept ans, a suivi près de 60 000 mères et bébés dans l’utérus et en a suivi plus de 1 300 jusqu’à l’âge de deux ans.

Les mères de famille du monde entier ont été sélectionnées pour leur santé et leur vie dans des zones urbaines propres.

Les résultats ont montré que, de même que la croissance physique, le comportement et les jalons neuro-développementaux se produisent au même taux chez les bébés de différentes origines ethniques.

Bien que l’étude semble aplanir le débat sur le rôle de la génétique dans la détermination de l’intelligence, des hypothèses controversées ont également été émises quant à la capacité intellectuelle de différentes races.

Abondant dans le sens du « The INTERGROWTH-21st Project », le très respecté laboratoire américain de « Cold Spring Harbor » a coupé ses liens avec le généticien James Watson, lauréat du prix Nobel, qui, avec Maurice Wilkins et Francis Crick, avait proposé pour la première fois la structure en double hélice de l’ADN, citant son propos « infondé et téméraire ».

M. Watson a continuellement suggéré que les gènes provoquaient une disparité dans les résultats des tests de QI entre les Noirs et les Blancs.

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Le professeur Kennedy a ajouté: «Les communautés scientifiques et laïques sont encore très nombreuses et croient sincèrement que l’intelligence est principalement déterminée par les gènes et l’environnement dans lequel vous vivez et que vos parents et vos grands-parents vivaient. Selon eux, l’état nutritionnel et la situation sanitaire ne sont pas pertinents. Notre étude montre clairement que cette conception génétique et environnementale est totalement erronée ».

Notis©2019

Par Sidney Usher