Etre célibataire permet aux gens de « vivre une vie meilleure, authentique et significative » et l’idée du bonheur conjugal serait en grande partie un mythe. Lors du congrès annuel de l’Association des Psychologues Américains, le Professeur Bella DePaulo a -dans un discours intitulé « Ce que personne n’ose vous dire sur le la vie des célibataires »- tenté de démonter la « thèse conventionnelle » selon laquelle se marier aide les gens à vivre longtemps, heureux et en meilleure santé.

La vie authentique

Mme DePaulo est parvenu à cette conviction après avoir passé au crible plus de 800 études universitaires différentes, réalisées au cours des 30 dernières années, portant sur la vie des personnes seules. « Les résultats sont éloquents. Par exemple, une recherche comparative montre que les célibataires ont un sens aigu de l’auto-détermination ; ils sont portés vers « le perfectionnement et le développement » en tant que personne. (…). D’autres recherches montrent que les personnes seules ont un sens aigu du travail bien fait, plus que les gens mariés. Une autre étude portant sur les célibataires à vie a montré que l’autosuffisance leur est bénéfique : plus autonomes, ils sont moins susceptibles de ressentir des émotions négatives. Tout le contraire pour ce qui concerne les personnes mariées. », a déclaré le professeur DePaulo, de l’Université de Californie, Santa Barbara (USA).

Professeur DePaulo, qui se décrit elle-même comme une célibataire convaincue « d’hier, d’aujourd’hui et pour toujours », a également dénoncé le secret qui entoure les raisons de l’impopularité relative de la vie célibataire.

« Un nombre de plus en plus important de personnes sont aujourd’hui célibataires parce qu’elles veulent l’être. Vivre seule leur permet de vivre leur vie de la meilleure, de la plus authentique et de la plus significative façon possible », a-t-elle dit.

La réalité du terrain

« Les personnes qui vivent seules sont plus connectées à leurs parents, frères et sœurs, amis, voisins et collègues de travail que les personnes mariées le sont. Au contraire, les gens qui se marient deviennent des insulaires. »

Par conséquent, selon la psychologue, la préoccupation légitime liée aux périls de la solitude ne doit pas occulter les avantages profonds de vivre seul : « Il est temps de faire une représentation plus précise de la vie des personnes qui ont choisi le célibat comme un mode de vie « à part entière et non entièrement à part ».

Les gens mariés sont vantés et renforcés dans leur position par la « célébration tapageuse du mariage et d’autres formes d’accouplement matrimonial. Les personnes vivant volontairement seules, en revanche, sont des cibles désignées de stéréotypes, stigmatisation, marginalisation et discrimination.

Pourtant, insiste le professeur DePaulo, « les études universitaires dans leur majorité ne soutiennent pas l’idée dominante de «se marier pour devenir plus heureux et en meilleure santé (…). Les gens finissent par le savoir quand ils redeviennent célibataires. Ils se rendent soudain compte que les relations d’attachement authentiques ne sont pas limitées à des relations amoureuses ou au lien entre les parents et leurs enfants ».

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