Des avocats spécialisés en droit matrimonial ont mis en garde contre les effets dévastateurs du divorce qui « peut entraîner la dépression et des pensées suicidaires », même si le mariage se terminent à l’amiable. En d’autres termes, il ne semble pas facile de survivre à un divorce.

Manifestations

Les ruptures de mariage sont fréquemment suivies d’un effondrement de la santé mentale des épouses et des maris divorcés. Les symptômes allant du stress intense à la dépression grave frappent aussi souvent les couples en instance de divorce.

Selon une note présentée par les avocats du «Hall Brown Family Law», un cabinet international basé à Londres qui traite près de 360 cas de ​​divorces par an, la rupture des ménages peut contribuer à des problèmes profonds, tels que le syndrome de stress post-traumatique ou l’apparition de pensées suicidaires.

L’impact sur la santé mentale ajoute aux épreuves des couples dont le mariage prend fin.

Outre les problèmes financiers couramment associés au divorce, les hommes et les femmes qui le subissent peuvent souffrir de problèmes de santé et leurs enfants risquent d’en pâtir, notamment, à l’école où ils travaillent moins bien que les autres élèves.

Katie Dillon, avocate-salarié chez « Hall Brown », a déclaré que les problèmes de santé mentale observés chez ses clients semblaient être le résultat de la fin sans ménagement du mariage, dans un contexte délétère, aux antipodes d’une rupture en douceur ou à l’amiable.

Elle a ajouté que la probabilité de problèmes de santé mentale ne se limitait pas aux ruptures de mariage considérées comme «problématiques». Elle a ajouté que : «la fin d’un mariage peut être une période très stressante, même si elle est gérée à l’amiable, comme le sont généralement la majorité des divorces. »

« Ce stress peut se manifester de différentes manières. Au cours de la dernière année environ, un plus grand nombre de cas dans lesquels nous avons été impliqués mettaient en scène un ou les deux conjoints signalant un certain degré de problèmes de santé mentale au tout début du divorce. En fait, cela fait maintenant partie d’un nombre considérable de cas que nous traitons impliquant un large éventail de difficultés, allant de l’anxiété au stress, en passant par des pensées sur le suicide. »

Soutiens

Certains législateurs (Allemagne, Italie, hollande…), conscient du lien entre le divorce et les problèmes de santé mentale, ont supprimé l’idée de faute en matière de droit du mariage. Le divorce sans égard à la faute a pour effet de rendre inopérant les allégations d’adultère et les comportements déraisonnables.

Lorsqu’aucune faute n’est alléguée et qu’un des ex-partenaires ne s’oppose au divorce, la procédure de divorce est substantielle rapide, alors qu’elle dure au moins cinq ans en cas e divorce pour faute.

Les États ayant adopté le divorce sans égard à la faute enregistre une diminution de 10 à 30 % du taux de suicide des femmes et une diminution de 40 % des violences domestiques. Le divorce sans égard à la faute limite donc l’impact des conflits en cas de rupture du mariage, qui sont particulièrement dommageable pour les enfants.

Maître Dillon a constaté que les couples en instance de divorce ont du mal à évoquer leurs problèmes de santé mentale, car le bureau d’un avocat est pressenti comme salle d’opération chirurgicale.

« Nous faisons ce que nous pouvons, mais je suis fermement convaincu que les gens ont besoin d’un réseau de soutien plus large comprenant des membres de la famille, des amis et des conseillers pour les aider à surmonter cette période difficile. »

«L’effondrement d’un mariage peut non seulement toucher les maris et les épouses, mais aussi les enfants. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous souhaitons que toute la famille soit accompagnée tout au long du processus de divorce, afin de minimiser les effets négatifs à long terme de la rupture d’un mariage», a-t-elle conclu.

Notis©2019

Par Mary_Florence