L’asthme est en recrudescence. Les décès dus à cette maladie ont atteint le plus haut niveau depuis plus d’une décennie. La plupart des décès liés à l’asthme surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Dans les pays développés, les adultes, surtout les femmes âgées de 65 ans et plus, seraient la catégorie la plus exposée, soit près des deux tiers des décès dus à la maladie.

Facteurs

Outre le vieillissement de la population, les experts pointent du doigt d’autres facteurs qui expliquent cette augmentation des cas de décès liés à l’asthme :

*les patients ne reçoivent pas les soins basiques ou idoines en cas d’urgence ;

*de nombreux malades ne se rendent pas compte de la gravité potentielle de la situation parce que la maladie est jugée commode.

Une étude portant sur le Royaume-Uni a constaté que deux tiers des décès auraient pu être évités avec de bons soins, mais que sept patients sur dix ne reçoivent pas de soins qui répondent aux normes de base.

Situation « tragiques »

Dr Samantha Walker, directeur général adjoint de l’asthme au Royaume-Uni, a tiré la sonnette d’alarme sur l’accroissement de l’asthme qui touche les adultes, affirmant : « Il est de plus en plus évident qu’il existe différents (sous) types d’asthme. Mais, contrairement à l’asthme infantile, nous savons beaucoup moins sur l’asthme qui affecte les adultes plus âgés. Ce que nous savons est que la situation ne s’améliore pas. L’asthme chez les adultes est généralement plus grave que l’asthme chez les enfants et que les options de son traitement sont extrêmement limitées, comparativement. Cela démontre l’urgence d’investir davantage dans la recherche pour trouver des nouveaux traitements pour ce type d’asthme, afin de soulager la détresse et la souffrance qui lui sont associés. »

Négligence

L’expert a averti que les personnes âgées peuvent ne pas prendre leur asthme au sérieux, surtout si elles souffrent de d’autres problèmes médicaux. « Il est vraiment important pour les personnes âgées souffrant d’asthme de prendre leur médicament comme prescrit par les médecins et infirmiers », a-t -elle ajouté.

Les études montrent, en effet, que dans la plupart des décès, soit le patient, soit le personnel médical ou les deux à la fois ont échoué à réaliser la gravité de la situation. La moitié des malades sont décédés avant d’avoir demandé de l’aide médicale ou avant de recevoir les soins d’urgence qui auraient pu les maintenir en vie.

Les patients qui sont morts de cette maladie avaient tendance à sous-utiliser leurs inhalateurs « préventifs ». Leur condition a souvent été mal gérée et beaucoup ont reçu un traitement pour l’asthme léger alors qu’en réalité ils avaient un asthme sévère qui n’a pas été reconnu par eux-mêmes ou leur médecin.

L’asthme provoque une respiration sifflante, une oppression thoracique, des toux et difficultés respiratoires. Les symptômes peuvent soudainement empirer pendant une attaque. La déformation de la muqueuse des voies respiratoires entraîne un disfonctionnement de la respiration, voire un arrêt pur et simple de la respiration.

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