Le 41ème Président des États Unis d’Amérique est décédé le vendredi 30 novembre à 22h10 (heure locale), à son domicile de Houston. Il avait 94 ans.

George H.W. Bush souffrais de la maladie de Parkinson et avait été hospitalisé à plusieurs reprises pour une pneumonie et d’autres infections ces dernières années.

Survivant de la Seconde Guerre mondiale, il a présidé aux derniers jours de la guerre froide et à l’effondrement de l’Union soviétique.  Sa mort survient moins de huit mois après le décès de son épouse Barbara.

Pluie d’hommages

George W. Bush,  43ème président des Etats-Unis d’Amérique et fils aîné de George H.W. Bush, a réagi au décès de son père dans une déclaration au nom de ses frères et sœurs: « Jeb, Neil, Marvin, Doro et moi-même sommes attristés de vous annoncer qu’après 94 années remarquables, notre cher Papa est mort. George H.W. Bush était un homme de la plus haute personnalité et le meilleur père qu’un fils ou une fille puisse espérer (…) ».

Le président en exercice, Donald Trump, lui a également rendu hommage dans une déclaration : « Par son authenticité, son esprit désarmant et son engagement indéfectible envers la foi, sa famille et le pays, le président Bush a inspiré des générations de ses compatriotes au service public. »

D’autres anciens présidents ont également présenté leurs condoléances à la mort de Bush.

Bill Clinton, qui a battu Bush à l’élection de 1992, a déclaré dans un communiqué: «Je serai toujours reconnaissant pour l’amitié que nous avons créée. Dès que je l’ai rencontré en tant que jeune gouverneur invité chez lui à Kennebunkport, j’ai été frappé par sa gentillesse, son authentique décence innée et son dévouement »

Barack Obama a déclaré dans un communiqué: « L’Amérique a perdu un patriote et un humble serviteur en la personne de George Herbert Walker Bush ».

Vie publique en or

Fils de sénateur et père de président, Bush était « l’homme au curriculum vitae en or ». Il a gravi tous les échelons politiques les uns après les autres: de député à ambassadeur à l’ONU, de président du parti républicain à faire un voyage en Chine, de directeur de la CIA, à vice-président sous la présidence de Ronald Reagan.

Il a échoué à briguer un second mandat qui lui tendait pourtant largement les bras face à Bill Clinton.

Après sa défaite en 1992, Bush s’est plaint que les « mythes » créés par les médias donnaient aux électeurs une impression erronée qu’il ne s’identifiait pas à la vie des Américains ordinaires. Selon lui, il a perdu sa réélection parce qu’il « n’était tout simplement pas un assez bon communicateur ».

C’est peut-être cet échec qui a permis que son fils, George W., soit élu à deux reprises à la présidence des États-Unis d’Amérique.

Une fois sorti de la maison blanche, l’ex Président semblait content de rester en dehors du ring politique. Cependant, il fit des discours occasionnels, une ou deux comparutions fortement rémunérées et des visites à l’étranger.

Il a soutenu vertement son successeur à la maison blanche sur l’Accord de libre-échange nord-américain, qui a vu le jour pendant sa propre présidence. Il s’est rendu au Moyen-Orient, où il était vénéré pour sa défense du Koweït. Il est retourné en Chine, où il a été accueilli comme «un vieil ami», en raison du bon vieux temps passé là-bas en tant qu’ambassadeur des États-Unis.