La fête des mères n’est pas (seulement) un produit de marketing orchestré par les marchands de  fleurs. Cette célébration de la maternité-vulgarisée par des activistes du début du vingtième siècle- a des origines séculaires et religieuses.

Mythologie et religion

Dans la mythologie grecque on célébrait déjà la mère de Zeus, Rhéa (ou Cybèle) au printemps. Elle n’était pas la seule honorée puisque cette saison était déjà, dans les rites païens, l’occasion de célébrer la fertilité.

Les chrétiens et les protestants avaient également une forme de célébration de la maternité lors du quatrième dimanche de Carême: le dimanche de Laetare. L’introït -chant grégorien marquant le début d’une messe- y fait  référence par le canal du lait maternel: « Réjouis-toi, Jérusalem! Et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Soyez dans le bonheur réjouissez-vous avec allégresse, vous qui avez été dans la tristesse: vous pouvez bondir de joie et vous rassasier du lait de consolation qui est pour vous. »

En parallèle, des croyants profitaient de ce jour pour se rendre, non pas dans l’église la plus proche de chez eux, mais dans « l’église mère », c’est-à-dire la cathédrale ou l’église la plus importante de la région. Les familles s’y retrouvaient entières, une fois par an.

La Fête de la maternité est donc née d’un mélange entre le passage de l’introït sur le lait et la visite à « l’église mère ». D’ailleurs, au Royaume-Uni, la Fête des mères a longtemps été appelée « Mothering Sunday », en référence à cette cérémonie religieuse.