L’émergence du «Fashon Business»
Publication : 22 avril, 2017 > par Mary Mazur | Catégorie(s) : Economie | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Le business de la mode est devenu transparent, accessible et professionnel. Faire carrière dans la mode est désormais une véritable option, claire et viable. A preuve, l’intérêt pour les écoles de mode est en plein boom. Selon plusieurs études de prévisions politiques et économiques, les inscriptions dans les grandes écoles de design devraient augmentées de 80% dans les dix prochaines années. La plus grande part des demandes vient-et ce n’est pas une surprise- des marchés émergents, comme la Chine, le Brésil, l’Afrique du sud…

 Les marchés émergents

L’industrie de la mode a de plus en plus besoin d’une palette toujours plus étendue d’experts, et la demande pour de nouveaux cursus, sur le stylisme ou la stratégie commerciale est très forte. Bon nombre d’institutions se ruent sur le créneau, qu’elles soient déjà célèbres comme Central Saint Martins, ou Parsons ; plus récentes comme Condé Nast College of Fashion & Design; ou pas du tout spécialistes du domaine, comme la London Business School ou Fordham University.

Parsons, qui compte Tom Ford et Marc Jacobs parmi ses anciens élèves, recrute un tiers de ses étudiants à l’international, et “l’intérêt que nous suscitons en Chine va grandissant” selon Simon Collins, doyen de l’école. Central Saint Martins aussi recrute de plus en plus en Chine, qui représente désormais 12% des élèves, explique Anne Smith, la doyenne. 45 % des apprentis de la haute mode viennent de l’extérieur de l’Union Européenne. “Nos professeurs siègent dans des jurys, assistent aux défilés, écrivent des articles, participent à des conférences internationales, sont également conseillers, et donnent des cours à l’étranger. Tout cela construit notre image dans le monde », a-t-elle ajouté.

Ces instituts ne se contentent pas de recruter à l’international, ils s’y installent aussi, principalement dans les pays émergents.

Les diplômes de marketing et de mode

Les écoles de mode étaient autrefois uniquement focalisées sur le design, mais avec la professionnalisation et la commercialisation de cette industrie, de nouvelles demandes pour d’autres types de formation ont émergé. Ce n’est plus vulgaire de gérer une entreprise avec habileté et professionnalisme. Désormais, dans les hautes écoles de design on donne des cours de marketing, de relations publiques, de stylisme et de journalisme de mode. Une réponse au paysage changeant de la mode actuelle, et à une nouvelle attente de la part d’étudiants post-master de savoir-faire commercial.

Comme l’explique un professeur es mode : «La nature du management dans les secteurs de la mode et du luxe a considérablement évolué, et les entreprises recherchent des diplômés avec des connaissances approfondies, et une compréhension des enjeux. Nous ne sommes plus une école de design. Nous sommes une école de commerce, spécialisée dans le luxe et la mode. »

La légitimité de la mode

Aujourd’hui la mode a droit de cité au même titre que les autres droits : droit de la santé, le droit au logement, le droit bancaire, notamment. Plusieurs écoles proposent des formations sur les problèmes légaux de l’ensemble du secteur, concernant, entre autres, l’éthique et la création. La plupart des étudiants sélectionnés les écoles de mode seront amenés à  faire des stages dans les cabinets de consulting, l’investissement ou la comptabilité, des secteurs propices à un esprit critique et une culture numérique. C’est un fait pour les petits comme pour les plus grands labels de mode, qui évoluent dans un monde de plus en plus global et compétitif, ce degré d’excellence est ce dont ils ont le plus besoin.

Notis©2014


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