Quel salarié n’aimerait pas avoir un peu plus d’argent dans son compte bancaire tous les fins mois ? Un sondage réalisé par Glassdoor, une plateforme consacrée au monde du travail, a révélé que près 35% des salariés interrogés ont dit être décidés à chercher un nouvel emploi s’ils ne perçoivent pas une augmentation de salaire dans les 12 prochains mois. Mais, même en période de plein emplois,  les augmentations de salaires sont insaisissables et durement gagnées. Dans les rares cas où elles sont accordées, elles sont généralement, voire toujours, insuffisantes.

Sur les 35% de salariés britanniques qui ont introduit une demande d’augmentation de salaire, environ la moitié aura droit, dans les douze prochain mois, à une augmentation de moins de 2%, selon la Glassdor. En Australie, la rémunération en 2015 devrait croître de seulement 1,65% en moyenne, selon la société de conseil et recrutement, Robert Walters. Ce qui a fait dire à Kate Southam, un coach de carrière en Australie que  » les augmentations de salaires existent, mais elles sont modestes ». Ce même constat est fait dans tous les pays où il y a un semblant de reprise économique : Angleterre, Etats-Unis, Australie, Espagne, Corée du sud…

Quel que soit la situation générale et personnelle, si vous pensez que vous avez fait un travail remarquable et méritez une meilleure indemnisation, il y a des mesures à prendre avant de taper à la porte du bureau de votre patron. Voici comment faire.

Le temps de la préparation

Soyez prêt à parler de ce pourquoi vous méritez une augmentation, pourquoi vous devriez obtenir maintenant et combien vous devriez recevoir. C’est un moment est important. Vous devriez également faire des recherches de compilation (documents à l’appui) afin de quantifier votre valeur au sein de l’entreprise. En d’autres termes, trouvez des chiffres qui montrent combien vous êtes précieux à votre entreprise, eu égard à la situation réelle du marché. Une telle argumentation se prépare dans la durée. Une improvisation aggravera certainement votre cas.

Les experts suggèrent une préparation de plusieurs mois avant la demande effective. « Obtenir une augmentation commence six mois avant, lorsque vous commencez à vous démarquer et à ajouter de la valeur supplémentaire à votre organisation », a déclaré Alan Kearns, un coach de carrière au Canada et fondateur d’une société de conseil en RH dénommée CareerJoy.

Le bon timing

Si l’entreprise qui vous embauche est en difficulté ou dans une phase de réorganisation, ce n’est probablement pas le bon moment d’entamer une discussion salariale. Cependant, juste avant votre avis de paie régulier, lorsque votre superviseur récolte les informations (acompte, avances, prêts sur salaire…) pour préparer l’édition des fiches de paie, peut être un bon moment.

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S’il n’y a pas d’évaluation annuelle, cela dépendra de votre situation individuelle. Par exemple, si quelqu’un au sein de votre équipe quitte l’entreprise pour diverses raisons, vous pouvez prendre plus de responsabilités. Ou encore, les projets sur lesquels vous travaillez peuvent avoir un profil plus élevé et être vu par l’organisation et lui permettre d’avoir une plus grande visibilité sur votre valeur. Ce sont, entre autres, opportunités qu’il vous faut saisir pour aborder le sujet.