La prise de notes n’est pas une fin en soi, elle constitue une étape intermédiaire entre un produit brut et une production écrite (compte rendu, devoir d’examen, mémoire …) ou orale (exposé, discours, spectacles…). Les notes sont subordonnées à la production d’un texte précis, dans une situation professionnelle ou d’apprentissage qui va orienter une stratégie de communication. Pour être efficace, la prise de notes doit reposer sur des choix réfléchis.

Le «produit final»

A quoi serviront les notes ? : Un document écrit ou une prestation orale? Dans le cadre d’études ou d’une activité professionnelle? Pour préparer un travail de « création » du type exposé ou, au contraire, de « répétition », du genre compte rendu ?…

La variété des situations et des objectifs amène à prendre des notes différentes : les remarques personnelles qu’on jette sur un carnet à l’occasion d’une conférence suivie pour le plaisir ne ressemblent guère aux notes de cours qui seront la base d’un contrôle de connaissances ultérieur! Quel fossé encore, entre «l’information passive», que note le secrétaire de séance d’une réunion, et les notes personnelles que prend l’animateur, qui peuvent servir à favoriser la prise de décisions importantes …

En tout état de cause, la première question à vous poser est toujours : POUR QUOI (en deux mots !) vais-je prendre des notes? Autrement dit, quel est mon projet ?

Les acteurs

La production de n’importe quel texte suppose :

– un demandeur, qui a des objectifs dans une perspective définie.

– un destinateur (ici le « notateur »), qui a des habitudes et des techniques de travail, et aussi une représentation (à partir de normes personnelles et/ou institutionnelles) du texte à produire …

-et un destinataire, qui exploite le texte en fonction d’un usage particulier.

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Les acteurs peuvent être des personnes différentes (exemple : dans le cadre de l’Administration communale, un chef de service vous demande un rapport pour le maire), ou identiques (exemple: pour un usage personnel). Entre ces deux possibilités, il existe de nombreux cas, de figure. Ces variables doivent conduire à diversifier la pratique de notation et à ne pas prendre toujours le même type de notes.

Les autres contraintes

Pour construire un projet de prise de notes le plus efficacement possible, il faudrait intégrer un certain nombre de contraintes, qui peuvent être :

– psycho-sociales: par exemple, quelles sont les relations hiérarchiques et/ou personnelles entre les acteurs évoqués plus haut ?

-Linguistiques et culturelles: quel est le niveau de langue requis ?

-Spatio-temporelles: les acteurs sont-ils en présence ou non ? Quels sont les modes de transmission ? Quels sont-les délais de production ? Les circonstances (situation d’examen en temps limité, demande urgente d’un supérieur hiérarchique…) Toutes ces questions permettent d’évaluer avec précision le temps à consacrer à la prise de notes, et pourront conditionner des choix de méthodes et de techniques: soulignement, Jeu sur les couleurs, mode de structuration …