Politique, science, sport, technologie, littérature… il est impossible de trouver un ecteur où les femmes n’ont pas eu un impact décisif. Trouver la figure féminine qui a  effectué le plus grand pas dans l’évolution de l’humanité n’est donc pas une tâche aisée.

Mais les experts ont finalement fait leur choix. Selon eux, c’est une femme de l’ombre, une besogneuse hors des projecteurs, Marie Curie, qui est « la femme qui a fait le plus pour changer le monde ».

Un collège disparate composé de lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et historiens du « Magazine d’Histoire » diffusé sur BBC ont porté leur choix sur cette scientifique, dont les découvertes dans le domaine des rayonnements ont contribué de façon décisive à lutter contre le cancer.

Marie Curie a été la première femme à remporter deux prix Nobel – un en physique et un en chimie -. Elle a inventé et médicalisé le mot «rayonnement».

Rosa Parks, la militante des droits civiques, qui a protesté contre la ségrégation raciale aux États-Unis, en refusant de céder sa place dans un bus à un passager blanc, est la deuxième femme la plus influente de l’histoire.

Marie Curie, née Maria Salomea Sklodowska, a eu une enfance difficile dans sa Pologne natale, alors une « colonie russe» de l’ex URSS. Sa mère est morte quand elle avait dix ans et elle a dû travailler comme jeune gouvernante pendant six ans pour survivre et payer ses études.

En allant étudier à la Sorbonne à Paris, elle a rencontré son collègue physicien, Pierre Curie. Ils se sont marié ont consacré leur vie à la science.

Les deux amoureux (des sciences) ont commencé à percer les secrets de la radioactivité dans leur laboratoire rudimentaire, installé dans un hangar.

Marie Curie a installé des appareils à rayons X dans les ambulances pendant la Première Guerre mondiale tout en travaillant pour la Croix-Rouge.

Suite à une exposition prolongée aux rayons, elle a contacté une leucémie. Elle est morte en 1934 à l’âge de 66 ans.

L’historienne, Patricia Fara, spécialiste de l’histoire des sciences, a déclaré: «Elle (Marie Curie) a été la première personne -notez l’utilisation de personnes et non de femmes- à remporter un deuxième prix Nobel. »

Le mérite de Marie Curie est d’autant plus grand qu’elle a travaillé dans des conditions où tout était en sa défaveur. Dans une entrevue, elle a dit : « En France, je partais avec de sacrés handicaps : femme, étrangère et juive… »

Les lecteurs du Magazine ont reçu une liste de 100 femmes, sélectionnées par des experts dans dix domaines de l’activité humaine. Parmi les noms les moins connus, on peut citer la programmeuse informatique, Ada Lovelace, la philanthrope du XIXe siècle, Angela Burdett-Coutts et la cristallographe Rosalind Franklin, qui ont aidé à percer le mystère de la structure de l’ADN.

Parmi les 20 premières femmes les plus influente de tous les temps se trouvent la jeune écrivaine féministe Mary Wollstonecraft, la militante des droits des femmes, Josephine Butler et la reine Aliénor d’Aquitaine, l’une des femmes les plus puissantes du Moyen Âge.