Les institutions financières profitent souvent de la négociation d’un prêt (hypothécaire) pour appâter leurs clients, en leur proposant des produits financiers annexes. Ces propositions ne sont pas forcément nécessaires et les conditions qui les accompagnent peuvent aggraver la situation personnelle et financière du consommateur.

Les banques ne font pas de la charité. Elles fonctionnent et se font de l’argent grâce à leurs clients(ou sur leur dos). La prudence s’impose donc.

Voici les précautions à prendre lors d’une négociation avec un établissement financier :

Vérifiez votre cote

Avant de commencer à négocier, vérifiez votre cote de crédit. En effet, c’est sur votre dossier de crédit que les institutions financières se baseront pour vous attribuer un prêt et les conditions de celui-ci. Votre cote de crédit déterminera aussi les conditions d’attribution d’une marge de crédit hypothécaire. Assurez-vous qu’aucune erreur ne fait baisser votre cote, et faites corriger l’anomalie, le cas échéant. L’assistance d’un spécialiste (coursier hypothécaire) ou conseiller financier peut s’avérer ici fort utile.

Questionnez

Mieux vaut être préparé pour négocier avec son institution financière. Regardez vos propres besoins, écrivez vos questions, et posez-les à la banque pour bien comprendre les produits qui peuvent vous intéresser.

N’ayez jamais peur de demander des explications claires, car une fois qu’un document est signé, il est trop tard pour s’informer. Or, il est de la responsabilité du consommateur de poser des questions. L’institution financière insiste pour vous vendre une carte de crédit, une assurance, une marge de crédit? On n’est jamais obligé d’acheter autre chose que l’hypothèque. Mais rien n’empêche la banque d’essayer de vous vendre ses autres produits financiers.

Budgétisez

Un rapide calcul vous a permis de voir que votre projet immobilier est possible. Bien. Mais avez-vous tenu compte des rénovations, des frais de clôture, des frais de notaire? C’est pour cela qu’il faut commencer par établir un budget, qui inclut toutes les dépenses à venir.

Une fois que la banque donne son accord de principe pour un montant maximum, on n’est pas obligé d’acheter une résidence d’une valeur égale à ce maximum. En faisant une acquisition au-dessous du montant pré-autorisé, vous gardez ainsi une marge qui peut être utile pour financer les frais annexes à l’achat.

(R)Assurez-vous

On pense souvent à l’assurance décès et à l’assurance invalidité au moment de souscrire une assurance avec son prêt hypothécaire. Pourtant, ces risques sont moins probables que d’être touché par une maladie grave durant la période d’amortissement du prêt hypothécaire. Certes, l’assurance maladie grave est coûteuse, justement parce que plus probable, mais il est possible de choisir un niveau de protection moindre, pour qu’il entre dans votre budget, afin de se prémunir en cas de diagnostic de maladie grave.

Ouvrez (grand) les  yeux

L’institution financière vous propose des assurances? Posez des questions sur chaque produit d’assurance. La banque doit vous le vendre de façon claire. Attention aux petits caractères. Soyez vigilant parce que certaines conditions peuvent rendre l’assurance plus ou moins toxique, selon votre situation et vos besoins.

Mieux vaut magasiner les assurances auprès de plusieurs institutions financières, et se faire expliquer les différences entre les contrats. Sachez que vous n’êtes pas obligé de contracter de l’assurance auprès de la même institution financière qui vous vend le prêt hypothécaire.