Un récent livre intitulé « Cockpit Confidentiel » lève le voile sur les mystères qui entourent le métier de pilote de ligne commerciale. Extraits :

« Il est inutile de nier que le pilotage automatique effectue la plupart du travail des pilotes de ligne », a déclaré Sam Bray, pilote à « british Airline » (BA). « Sur un vol régulier, le pilotage automatique effectue environ 90% des vols », a-t-il précisé. En effet, les pilotes ont habituellement en charge l’atterrissage de l’avion, mais de nombreux aéronefs et la plupart des aéroports modernes possèdent un système « Autoland » (auto-atterrissage), qui est parfois déployé lors des brouillards épais. Grace à ce système automatisé, « les pilotes n’ont pas besoin de voir la piste avant d’enclencher le système d’atterrissage », a déclaré Steve Allright, un capitaine du BA.

L’association des pilotes du British Airline (BALPA) a révélé qu’au titre de l’année 2017, le salaire de base mensuel d’un pilote s’élevait à environ 40 000 (quarante mille) euros. Il est même possible à un pilote ambitieux de grimper rapidement à 156 000 (cent cinquante-six mille) euros.

En plus du salaire net, les pilotes des compagnies aériennes commerciales bénéficient des avantages en nature non négligeables. « Normalement, tous les travailleurs à temps plein et leur famille immédiate ont droit à un billet de transport gratuit valable dans l’ensemble du réseau international des transporteurs aériens, en première ou à la classe affaires, dans la limite des sièges vides disponible », explique Patrick Smith, pilote américain. « En outre, les accords réciproques entre les transporteurs permettent aux employés d’une compagnie aérienne, y compris leurs membres de famille, de voler sur la ligne d’une autre compagnie aérienne, grâce à des « tarifs ZED » (très réduits).

La majorité des pilotes de compagnies aériennes commerciales surf en plein ciel sur les sites de partage de photos. Cette pratique suscite des interrogations.

L’utilisation du téléphone n’est pas censée causer de crash de l’avion, mais est considérée comme « une activité non essentielle ». Les autorités régulatrices du transport aérien britanniques et américaines recommandent aux pilotes de s’abstenir de toutes les activités non essentielles pendant les phases critiques du vol. Les compagnies aériennes, elles, demandent à leurs passagers d’éteindre leurs téléphones, ou de les mettre en mode « vol », lors du décollage et de l’atterrissage.

L’hypothèse qui sous-tend cette recommandation est que le signal émis par les smartphones interférerait avec les instruments de navigation, ce qui pourrait causer un accident. Mais, d’autres recherchent soutiennent que  l’équipement électronique des aéronefs a été conçu en tenant compte de ces interférences. À ce jour, il n’y a pas eu de cas prouvant qu’un téléphone puisse avoir une incidence défavorable sur le résultat d’un vol. Au moins la moitié des téléphones, par inadvertance ou par la paresse, sont allumés pendant les vols. Si les mobiles étaient une préoccupation majeure, leur utilisation en plein vol serait interdite de façon générale et absolue. Ce qui n’est, pour l’instant pas le cas.

Un rapport cité par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) affirme que près de la moitié des pilotes s’endorment dans le poste de pilotage, censé être leur poste de travail. « La vérité est que nous sommes épuisés« , a reconnu un pilote anonyme dans une édition de la revue Reader’s Digest parue en 2013. « Nos règles de travail nous permettent d’être en service pendant 16 heures sans interruption. C’est beaucoup plus d’heures qu’un conducteur de camion. Et contrairement à un conducteur de camion, qui peut s’arrêter au prochain arrêt de repos aménagé, nous ne pouvons pas nous arrêter au prochain nuage », a-t-il argumenté.