Emmanuel Macron est devenu, le dimanche 7 mai 2017, président de la République Française, en remportant le second tour face à Marine Le Pen. Selon plusieurs estimations, le candidat d’« En marche ! » aurait récolté près de 66 %, face à la candidate frontiste, qui recueillerait 34,5 %.

A 39 ans, Emmanuel Macron devient le plus jeune président de la Ve République, une hypothèse invraisemblable il y a encore un an. Une « nouvelle page » s’ouvre, a réagi le nouveau président élu, souhaitant qu’elle soit celle de « l’espoir et de la confiance retrouvés ».

Un parcours éclair

Diplômé de l’Ecole nationale d’administration, Emmanuel Macron a débuté sa carrière dans l’administration publique comme inspecteur des finances, avant de rejoindre la banque Rothschild, où il est rapidement promu associé-gérant. En 2012, Emmanuel Macron réintègre la fonction publique et est nommé secrétaire général adjoint de l’Elysée avant de rejoindre Bercy comme ministre de l’économie, où il donnera son nom au projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques.

Le 6 avril 2016, Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie du gouvernement de Manuel Valls, lance son mouvement, qu’il baptise En marche. Le 30 août, il présente sa démission. La voie est alors libre pour une candidature à l’Elysée. Le 16 novembre 2016, l’ancien banquier annonce qu’il est officiellement candidat à la présidence de la République.

Un pays fissurée

Au premier tour, Emmanuel Macron était déjà arrivé en tête du scrutin avec 24,01 % des voix, tandis que Marine Le Pen s’était qualifié au second tour avec 21,3 %, aux dépens du candidat des Républicains, François Fillon (20,01 %), et de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon (19,58 %).

Le candidat LR avait immédiatement appelé à voter pour Emmanuel Macron, affirmant qu’il n’y avait « pas d’autre choix que de voter contre l’extrême droite ». En revanche, Jean-Luc Mélenchon a choisi de ne pas donner de consigne de vote, annonçant seulement que lui « ne votera[it] pas pour le Front national ». Consultés par l’intermédiaire du site Internet du mouvement, quelques 243 128 militants de Jean-Luc Mélenchon s’étaient exprimés à 36,12 % pour le vote blanc ou nul, 34,83 % pour le vote en faveur d’Emmanuel Macron, et 29,05 % pour l’abstention. Le candidat socialiste, Benoît Hamon, qui n’avait récolté que 6,36 % à l’issue du premier tour, avait lui appelé à voter pour Emmanuel Macron.

Selon les premières estimations, le vote blanc ou nul atteindrait un taux record pour une élection présidentielle. A 19 h 15, l’abstention pour le second tour était estimée à 25,3 %, soit une participation de 74,7 %, selon une estimation Ipsos-Sopra Steria pour france Televisions. Un chiffre record pour un second tour depuis l’élection présidentielle de 1969, . C’est également la première fois depuis 1969 que la participation du second tour pourrait être plus faible qu’au premier. En effet, au premier tour, le 23 avril, la participation s’est élevée à 77,77 %.

Un programme incertain

Emmanuel Macron avait promis, s’il était élu, de s’en gager sur six chantiers : éducation et culture, société du travail, modernisation de l’économie, renforcer la sécurité de la nation, renouveau démocratique, relations internationales.