LE CORAN-SANS-JOIE
Publication : 22 octobre, 2017 > par Mary Mazur | Catégorie(s) : Croyances | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Après avoir suscité le courroux des islamistes au point de voir sa tête mise à prix par un chef musulman,  Salman Rushdie en rajoute une couche en faisant de nouveaux commentaires sur le livre sacré.

Présentant son dernier roman « The Golden House », dans le cadre du festival littéraire de New York, l’auteur a, en effet, affirmé que la lecture du « Coran n’est pas très agréable ».

Le jeu de dupe

Près de trois décennies après que son roman «blasphématoire», Sir Salman Rushdie persiste et signe, affirmant que l’idée de lire le texte sacré musulman ne lui procure aucune joie : « non, merci ! ». Lorsqu’on lui a demandé si le texte central de l’Islam devait être modifié pour que cette religion puisse paraitre «plus humaine», le célèbre écrivain a répondu: «L’édition du Coran semble être un jeu complexe auquel on se fait toujours avoir(…). Ce n’est pas un livre très agréable, parce que la plupart du texte n’est pas écrit dans un style narratif. La grande différence entre l’Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran est que le Coran est moins narratif. Seulement environ un quart du livre raconte une histoire. Un tiers du livre est consacré à des fulminations contre les incrédules, les impies, les non croyants et comment ils vont tous pourrir dans l’enfer. Un autre tiers du livre est une loi qui dicte comment vous devez vous comporter. Donc, non, je ne le modifierais pas parce que pour cela, je devrais le lire, et je ne veux pas le faire ».

Sir Salman Rushdie, a également fait un commentaire sur la religion en générale. Selon lui le monde serait meilleur sans religion « parce que c’est une absurdité qui fait mourir les gens ».

La tyrannie

Ahmed Salman Rushdie, né le 19 juin 1947 à Bombay, est sous une protection policière de 24 heures sur 24, après la publication de son roman en 1988, inspiré en partie par la vie du prophète Mohammed.

Après sa parution en 1988, l’œuvre a provoqué des manifestations à travers le monde. Des musulmans indignés ont accusé « les versets sataniques » d’avoir insulté le prophète et accusé l’écrivain Britannique d’origine Indienne de se moquer de leur foi.

La contestation a atteint son point culminant, en février 1989, lorsque  l’Ayatollah Ruhollah Khomeini de l’Iran émis une fatwa – une déclaration à valeur légale d’un expert en droit religieux – demandant la mise à mort de Salman Rushdie. Le guide religieux a assorti cette condamnation à mort d’une récompense d’un million de dollars américains à quiconque assassinerait l’auteur.

Bien qu’il ait présenté des excuses en 1990 – qui ont été rejetées – Sir Salman a continué à dénoncer le fondamentalisme islamique comme un «projet de tyrannie et de déraison visant à prendre la culture islamique en otage et à la figer l’islam dans le temps».

Notis©2017


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