HILLARY CLINTON VIDE SON SAC
Publication : 10 septembre, 2017 > par Mary Mazur | Catégorie(s) : Politique | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Dans un livre intitulé, « What Happenned » (« ce qui s’est passé dans la course à la Présidentielle de 2016») Hillary Diane Clinton, née Rodham le 26 octobre 1947, dit assumer l’entière responsabilité de son échec encore retentissant. Mais la candidate malheureuse ne fait pas qu’assumer ; elle accuse presque tout le monde : Barack Obama, Bernie Sanders, Vladimir Poutine et autres… sauf William Jefferson « Bill » Clinton, son époux.

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La machine à perdre

Dans son texte intitulé «What Happened», publié le 12 septembre 2017, la grande dame de la politique américaine, vétéran du parti démocrate après un passage chez les républicains, reconnaît son rôle dans la défaite impossible du 08 novembre 2016: «C’était ma campagne. C’étaient mes décisions». Cela dit, Hillary Diane Clinton déroule une longue liste de rivaux politiques, d’alliés apparents et de journalistes hostiles.

Finalement, il semble de la machine à perdre était trop lourde pour la frêle corpulence de Madame Clinton : « beaucoup de ce qui s’est passé en 2016 était hors de ma portée », écrit-elle.

Bernie Sanders, un sénateur hippie qui l’a défié pendant les primaires démocratiques, a recouru, selon elle, à des «instigations visant à mettre à nue l’impuissance de mon image», des attaques qui ont causé des «dégâts durables» et la désunion au sein du parti démocrate, a déclaré Hillary Clinton, selon des extraits parus dans plusieurs médias américains avant la sortie officielle du livre.

Indépendamment de la «progression» de ses propres propositions politiques, «Bernie serait sorti avec quelque chose de plus grand, plus élevé, s’il avait proposé quelque chose de réaliste», a-t-elle ajouté. En réalité Bernie Sanders a « volé toutes les idées de Hillary Clinton ».

Madame Clinton a également pointé du doigt Barack Obama, qui l’a soutenue comme « son probable successeur », affirmant qu’une réponse plus forte et moins brouillée du président de l’époque sur l’ingérence russe dans ces élections l’aurait sans doute aidée à gagner. « Peut-être que d’autres Américains auraient été conscients de la menace à temps. Nous ne le saurons jamais », a-t-elle déclaré.

Hillary Clinton accuse le président russe d’avoir opéré une «vendetta personnelle» contre elle : « Je n’ai jamais imaginé qu’il aurait eu l’audace de lancer une énorme attaque secrète contre notre propre démocratie, juste sous nos nez – et qu’il allait s’en sortir, comme ça ».

Clinton a également critiqué l’ancien vice-président Joe Biden, qui a fait campagne avec elle et l’ancien directeur du FBI, James Comey.

Le sexisme

Madame Clinton accuse une partie de l’électorat, frustrée et déçue par la vie politique, d’être facilement tombée dans la « démesure » en en faveur de Donald Trump, au lieu d’allier sa campagne basée, elle, sur l’apaisement. Elle ne comprend encore pas comment  un homme d’affaires milliardaire a pu remporter le suffrage suprême alors qu’il avait créé et participé à « une émission de télé réalité qui a ravagé et suscité tant de colère et de ressentiment des Américains ».

Pour madame Clinton, les électeurs féminins semblent également en partie responsables de son échec. A ce sujet, elle écrit que si elle a été impressionnée par les manifestations massives anti-Trump au lendemain de son investiture à la Maison Blanche, en janvier 2017, «je ne pouvais pas m’empêcher de demander où ces sentiments de solidarité, d’indignation et de passion avaient été pendant les élections».

Les médias ne sont pas épargnés. Madame Clinton, les accusent d’avoir « sur-médiatisé » l’affaire des courriels. Les propos tenus dans un forum en directe m’ont rendue «presque malade physiquement (…). Les gens qui ont constitué le panel ont transformé ce qui aurait dû être une discussion sérieuse en une enquête à charge, une embuscade et une perte de temps inutile », a-t-elle écrit. « Quelle perte de temps! », s’est-elle indignée.

La liste des accusations d’Hillary Clinton se prolonge chaque jour. Lors d’un entretien accordé à CNN, elle a ajouté quelques noms supplémentaires à sa liste d’accusés: The New York Times qui pourtant avait clairement appelé à voter pour la candidate démocrate, quelques barons du parti démocratiques.

Ses partisans, eux, ont la conviction qu’elle aurait gagné la course à la maison blanche de 2016. La victoire lui aurait été refusée, tout simplement parce que Hillary Rodham Clinton est une femme, la première à oser ouvrir la perspective d’une Présidente des États-Unis d’Amérique.

Notis©2017


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