COMMENT ÉVITER UNE PANNE SÈCHE DE TRÉSORERIE ?
Publication : 4 août, 2017 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Finance-Comptabilité | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

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Aujourd’hui, le risque qu’un incident de paiement débouche rapidement sur une mise en cessation est réel. Les choses vont tellement vite qu’une société qui se trouve brutalement confrontée à un problème de trésorerie n’a pas le temps de réagir. Car, il n’existe pas de solution miracle.

Pour assurer la pérennité de leur entreprise, les dirigeants doivent donc la prémunir contre tout risque de rupture de cash.

Le dispositif que nous vous proposons, ci-après, peut permettre, même un chef d’entreprise novice,  d’atteindre cet objectif. Le maître mot, à garder en tête, comme une obsession est : ANTICIPER !

  1. Faites des prévisions

Une bonne prévision (ou plan prévisionnel) de trésorerie (sur six mois actualisée mensuellement) vous fournira à la fois des données fiables et un horizon de temps suffisant pour vous laisser la possibilité de réagir en cas d’alerte.

On ne peut dresser des prévisions de trésorerie dignes de ce nom qu’à trois conditions préalables. D’abord, il faut pouvoir s’appuyer sur une comptabilité fiable, c’est-à-dire parfaitement tenue et à jour. Ensuite, on doit disposer d’états de rapprochement clients/fournisseurs impeccables. Enfin, il est indispensable d’avoir une connaissance précise des factures à recevoir et à émettre et des engagements de dépenses liés à des dates d’exigibilité.
Ces conditions étant satisfaites, encore faut-il être capable de traduire les prévisions d’activité, d’investissement et de financement de la société en flux de trésorerie. Cette démarche nécessite de mettre en œuvre un savoir-faire spécifique. Si ce dernier n’existe pas dans l’entreprise, le dirigeant peut confier le soin d’élaborer et d’actualiser les prévisions de trésorerie à un professionnel des chiffres, en veillant à lui transmettre régulièrement toutes les informations nécessaires.
Qu’elles soient internalisées ou externalisées, les prévisions de trésorerie peuvent et doivent être établies au moyen d’un outil simple : un tableur Excel. Les logiciels vendus sur le marché s’adressent davantage aux grosses entreprises structurées qu’aux PME.

  1. Réagissez vite

Grâce au système de prévision de trésorerie dont vous vous êtes doté, vous allez pouvoir détecter en amont les risques de rupture de cash. Pour sécuriser vraiment votre approche, faites ce que recommandent en chœur tous les professionnels en la matière : « noircissez le tableau ! ».

Un expert financier a expliqué cette expression: « Le chef d’entreprise doit adopter une approche résolument pessimiste, en se focalisant sur les points de tension mis en évidence par les prévisions, et en particulier sur le creux de trésorerie le plus prononcé, qui est susceptible d’engloutir la société ! ».

Dans tous les cas, qu’il soit lourd ou léger, un problème de trésorerie qui pointe son nez à l’horizon doit être affronté sans attendre. Sonnez immédiatement le branle-bas de combat, et actionnez tous les leviers susceptibles de faire rentrer rapidement des liquidités dans vos caisses !

3 – Réduisez votre BFR

Il est possible de comprimer sensiblement son BFR en l’espace de trois mois, grâce à une opération « coup de poing ». Comment ?

Premièrement, mettez la pression sur les personnes chargées de la facturation des ventes et du recouvrement des créances clients, en leur expliquant qu’il est d’une importance vitale pour l’entreprise d’accélérer l’encaissement de son chiffre d’affaires. Deuxièmement, décrochez votre téléphone et prenez rendez-vous avec vos principaux clients et fournisseurs : en trouvant les bons arguments, essayez de négocier avec les premiers une réduction de leurs délais de paiement, et avec les seconds, un allongement de vos propres délais de règlement. Troisièmement, menez une démarche d’optimisation de vos stocks : votre objectif doit être de diminuer les stocks de vos différents produits jusqu’à leur niveau minimum nécessaire et suffisant. Certains outils de gestion peuvent être d’une aide précieuse. En effet, adaptés aux PME, et même aux TPE, ils comportent un module permettant d’optimiser les stocks de façon sécurisée, c’est-à-dire sans faire courir de risque d’exploitation à l’entreprise.

4 – Boostez vos crédits

L’augmentation de vos crédits à court terme, et notamment de vos lignes de découvert auprès de vos banques permet de combler des trous de trésorerie.

Il n’y a pas d’outil plus efficace qu’une autorisation de découvert. Ce qui est dommage, c’est que de nombreuses PME attendent d’aller mal pour demander l’ouverture d’une ligne de découvert ou le relèvement de leur plafond de découvert autorisé. Or il faut faire exactement l’inverse : c’est en négociant quand l’entreprise va bien, qu’elle ne se trouve pas le dos au mur, qu’elle a le plus de chances d’obtenir les crédits qu’elle souhaite.

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