L’énergie solaire et éolienne pour sauver le monde
Publication : 7 juin, 2017 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Environnement | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Le monde doit passer à l’énergie solaire et éolienne rapidement pour éviter le réchauffement climatique, aux effets catastrophiques. C’est la principale information contenue dans un rapport rédigé par les experts de l’Organisation des Nations Unies. Les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites de 70% avant 2050 pour que l’homme ait une chance de contrôler le changement climatique, écrit le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Le texte a nécessité un long travail de rédaction ligne par ligne. La version finale est l’œuvre de 235 scientifiques et économistes du monde entier.

« Les changements à grande échelle »

Pour le GIEC, des changements à grande échelle dans le secteur énergétique sont nécessaires. Les centrales énergétiques à base de charbon doivent être supprimées et remplacées par les énergies vertes (le vent et le soleil). Et la transformation doit être faite dans les 15 prochaines années, sinon la maîtrise du changement climatique deviendra de plus en plus difficile et coûteux. Les efforts déployés jusqu’ici n’ont pas réussi à arrêter la spirale des émissions de gaz à effet – qui ont, au contraire, augmenté à des niveaux sans précédent pendant cette dernière décennie.

Ottmar Edenhofer, co-président du GIEC et co-auteur dudit rapport, a déclaré: «Il y a un message scientifique et clair à faire passer: Pour éviter toute interférence dangereuse avec le système climatique, nous devons mettre fin et abandonner nos mauvaises habitudes, dès maintenant !»

Le rapport du GIEC est la première évaluation majeure du genre parue depuis sept ans, au titre des options pour faire face au changement climatique. Il sera mis à la disposition des autorités politiques et gouvernementales des 197 Etats qui compose l’Organisation des Nations Unies. Il sera également utilisé comme outil de négociation avant la conférence des Nations Unies sur le climat qui se tiendra l’année prochaine à Paris, à l’issue de laquelle des objectifs juridiquement contraignants seront arrêtés afin de parvenir à une réduction effective des émissions de carbone.

La trilogie du GIEC

Ce document constitue la dernière partie d’une trilogie du GIEC sur les causes, les conséquences et les solutions au changement climatique. La première partie, publiée au mois de septembre dernier, a constaté que les scientifiques sont, à 95%, certains que les activités de l’homme sont la «cause dominante» du réchauffement climatique. La deuxième partie, publiée il y a une quinzaine de jours, a averti que les effets catastrophiques du changement climatique sont « déjà en cours sur tous les continents et à travers les océans ». Enfin, la dernière partie, qui est axée sur les options pour atténuer le réchauffement climatique, nous avertit que nous devons réduire considérablement notre consommation de combustibles fossiles.

«Sans efforts supplémentaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au-delà du niveau actuel, la croissance des émissions devrait persister, du fait de la croissance de la population mondiale et des activités économiques. Si aucune mesure n’est prise, les températures mondiales augmenteront jusqu’à 4.7C° d’ici la fin du siècle. Ce qui causerait des dommages irréversibles et dramatiques de la planète », dit le rapport.

Notis©2014


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