LES DÉGÂTS DU DIESEL
Publication : 28 mai, 2017 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Environnement, Santé | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Des scientifiques ont constaté que l’exposition à de petites particules du diesel provoque une inflammation qui fait grossir le cœur, ce qui réduit sa capacité à irriguer efficacement le sang dans tout le corps. Cela entraîne également le rétrécissement des vaisseaux sanguins, qui provoque une pression artérielle plus élevée. Cette altération de la capacité du cœur favorise l’insuffisance cardiaque et les accidents vasculaires cérébraux.

Ces études récentes ont également constaté que les ouvriers et les personnes sans diplôme ou n’ayant pas suivi des études supérieures sont particulièrement exposés à ces risques, probablement en raison de leurs mauvaises conditions vie ou de travail ou tout simplement de leur ignorance.

L’inflammation

Dr Nay Aung, co-auteur de l’étude publiée par l’Université de Londres, a déclaré: «Il existe de preuves lourdes attestant que la matière particulaire (PM), qui émane principalement des véhicules routiers qui fonctionnent avec du diesel, est liée à un risque accru de crise cardiaque, d’insuffisance cardiaque et de décès».

Son collègue, le Dr Nay Aung, qui travaille lui aussi au sein de la même institution,  a expliqué que l’impact négatif du diésel sur la santé de l’homme est  « une réponse inflammatoire », l’inhalation de particules fines (PM2.5) provoquant une inflammation localisée des poumons. Cette dernière entraine une inflammation plus systémique qui affecte durement tout le corps.

« Nous avons constaté que lorsque l’exposition au PM2.5 augmente, le cœur augmente d’autant en volume et le pire se produit. Ces deux phénomènes sont associés à une augmentation de la morbidité et de la mortalité par des maladies cardiaques », a déclaré le Dr Nay.

La surcharge

Le Dr Aung a également noté que : «Les personnes très instruites sont moins susceptibles d’avoir des effets néfastes sur leur cœur, du fait de la pollution atmosphérique. Cela pourrait être dû à un certain nombre de facteurs, notamment un meilleur logement et des meilleures conditions de travail, qui réduisent l’exposition à la pollution. Les personnes bien formées à l’université ou dans les grandes écoles peuvent également être plus conscientes de leur santé, avoir des modes de vie plus sains et avoir un meilleur accès aux soins de santé».

La combinaison de ces facteurs peut augmenter la pression sur et dans le cœur, qui ne peut plus à lui seul faire face à cette surcharge.

Un cœur élargi est moins efficace pour pomper du sang dans tout le corps, a ajouté le Dr Aung. Selon lui «La réduction des émissions de PM2.5 devrait constituer une priorité urgente pour la santé publique et les pires délinquants tels que les véhicules diesel devraient faire l’objet de mesures politiques».

La prévention

Par mesure de précaution et de prévention, le Dr Aung conseille « d’éviter les moments et les endroits où il existe un niveau élevé de pollution. Si vous voulez aller au travail et qu’il y a un trafic lourd sur le trajet à cette période, essayez de trouver un itinéraire plus silencieux. Marchez sur la partie du trottoir la plus éloignée possible des voitures afin réduire la quantité de pollution que vous respirez. Ceux qui souffrent de maladies cardiorespiratoires devraient limiter le temps passé à l’extérieur pendant des périodes très polluées telles que les heures de pointe».

En 2012, l’Organisation mondiale de la santé a estimé qu’environ 72% des décès prématurés liés à la pollution atmosphérique étaient dues aux maladies cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux.

Les voitures diesel ont été promues, depuis les années 1970, comme un choix respectueux de l’environnement parce qu’elles émettraient moins de dioxyde de carbone – un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique. Plusieurs gouvernements ont mis en place des incitations fiscales sur les voitures diesel, ce qui a entrainé leurs achats massifs.

Les études récentes montrent que ce choix politique était totalement erroné. Les implications pour la santé des véhicules diesel, y compris les véhicules de luxe, commencent à peine à être comprises. Les scientifiques découvrent soudain que les fumées du diesel provoquent la toux et l’essoufflement. La fumée des voitures provoque des dégâts  dans les poumons. Les particules du diesel sont d’autant plus minuscules que le corps les prend pour les molécules naturelles et les attire profondément dans les poumons.

Notis©2017


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