LA QUALITE DE VIE S’AMELIORE POUR DE NOMBREUX AFRICAINS, SELON LA BAD
Publication : 22 mai, 2017 > par Mary Mazur | Catégorie(s) : Economie | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Une partie, somme toute minoritaire, de la population Africaine ressent une amélioration constante de la qualité de la vie, selon un rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD), intitulé «African Economic Outlook 2017» (avenir économique de l’Afrique). Certains pays, principalement issus du Maghreb (Afrique du Nord),  garantiraient à leurs citoyens un niveau de vie comparable, voire meilleur à celui des pays développés.

Alors qu’une grande partie des 1,2 milliard de personnes du continent vivent dans la pauvreté, beaucoup des 54 pays qui composent le continent ont fait des progrès significatifs en matière de santé, d’éducation et de niveau de vie. « Au moins un tiers des pays africains ont atteint des niveaux moyens et élevés de développement « , dit le rapport publié le 22 mai 2017 par la Banque africaine de développement.

Malgré les avancées, la BAD rappelle que plus de 544 millions d’Africains vivent toujours dans la pauvreté extrême.

Les secteurs en évolution

Le Rwanda a enregistré le plus de progrès dans l’amélioration du niveau de vie de sa population. Il est suivi du Ghana et du Libéria qui ont eux aussi réalisé des pas de géant dans la lutte contre la pauvreté depuis 2005. L’une des principales réussites du Rwanda est la mise place d’un système qui fonctionne : l’assurance maladie communautaire qui, en 2010, couvrait près de 9 personnes sur 10.

Seuls les pays d’Afrique du Nord rivalisent avec le Rwanda dans ce domaine : L’Égypte et la Tunisie disposent de systèmes d’assurance maladie couvrant respectivement 78% et 100% de leurs résidents.

Les dépenses consacrées à l’éducation, considérées comme essentielles pour le développement, sont supérieures à 6% du produit intérieur brut en Afrique du Sud, au Ghana, au Maroc, au Mozambique et en Tunisie. Alors que le Nigeria consacre moins de 1% de son PIB à la scolarité de ses enfants. A titre comparatif, selon les chiffres de la Banque mondiale, les pays de l’Union européenne ont consacré en moyenne en moyenne 4,9% de leur PIB à l’éducation en 2013.

En Afrique centrale, où les taux scolarisation scolaire pour les filles sont les plus bas sur le continent, l’écart avec les garçons diminue de plus en plus. Près de trois fois plus de filles ont terminé le cursus de l’enseignement secondaire en 2014 comparativement à la décennie précédente.

L’égalité des sexes est à la hausse dans plusieurs pays – dont le Botswana, la Namibie, le Rwanda – où les femmes «atteignent des niveaux presque égaux de développement personnel  avec les hommes», selon le rapport.

Les secteurs en panne

Bien qu’il existe des points forts dans l’évolution de l’Afrique vers de meilleurs revenus, l’éducation et de la santé, de sérieux défis subsistent dans la lutte contre la pauvreté.

L’une des principales causes de la fragilité de l’Afrique demeure le manque d’accès au carburant, à l’électricité et à l’assainissement. Ces besoins peuvent ne pas être une surprise d’autant plus que quelque 645 millions de personnes en Afrique sub-saharienne vit sans électricité. L’obscurité est pour eux une réalité.

L’avenir n’est pas très brillant pour de nombreux jeunes du continent, dont près de la moitié sont sans emploi. L’un des principaux problèmes est que beaucoup reçoivent une éducation qui ne leur donne pas de compétences attractives sur le marché de l’emploi.

Le plus grand contributeur à la croissance économique ne réside dans une infrastructure physique, mais dans une capacité intellectuelle, ce que le président de la BAD, Monsieur Akinwumi Ayodeji Adesina, a qualifié d’« infrastructure de la matière grise ».

Les potentiels

Le rapport insiste sur les raisons du plein espoir pour l’économie du jeune continent, prévoyant une croissance annuel de 3,4%, après le tassement de 2,2% enregistré au titre de l’exercice 2016. Cependant, le rebond futur suppose que « la hausse des prix des produits de base, le renforcement de l’économie mondiale et l’enracinement des réformes macroéconomiques internes « , dit le rapport.

L’Afrique de l’Est reste la première puissance économique du continent, avec comme locomotive l’Ethiopie.

Dans l’ensemble, l’Afrique reste la deuxième région la plus dynamique au monde, derrière les pays en développement d’Asie. La classe moyenne du continent Africain, que le rapport estime à 350 millions de personnes, «représente une vaste source de potentiel de prospérité».

Notis©2017

Source: «African Economic Outlook 2017»


Étiquettes : , , , , ,