LE GOUT D’ENTREPRENDRE
Publication : 6 mars, 2017 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Management | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Certaines dispositions sont des atouts de base pour réussir la vie d’indépendance à laquelle tend la création d’une entreprise. Cette envie de se mettre à son propre compte vient de l’intérieur, comme une sorte de feu sacré. Chaque action est imprégnée par ce goût d’entreprendre une œuvre qui va naître et se développer. Le créateur s’identifie à son entreprise: c’est son bébé. C’est aussi une manière pour lui de marquer son passage en ce monde.

L’envie de réussir

Il ne s’agit pas seulement de survivre, mais de vivre pleinement une activité qui construit une œuvre durable, en créant de la richesse sous forme de produits ou services utiles, de revenus, de travail pour d’autres. Cette énergie intérieure positive vous pousse en avant quoi qu’il puisse arriver.

La disposition à prendre des risques

Devenir indépendant, c’est quitter le troupeau bien gardé et protégé des salariés. Le créateur accède alors aux grands espaces de liberté qui ressemblent souvent plutôt à une jungle. Cette liberté est assortie inévitablement de risques à prendre, d’insécurité, de soucis et de remises en question. Son projet réussi, il est un héros; il échoue, il peut tout perdre et rejoindre la grande cohorte des déprimés. Évaluez le risque maximum: êtes-vous prêt à l’assumer?

Une forte détermination

Cette attitude devant la vie faite de volonté et de discipline soulève les montagnes, surmonte les difficultés, crée un chemin où il n’y en a pas encore. Le créateur sait où il veut aller, il a quitté le port pour la haute mer. Seule une forte détermination lui permettra de garder le cap quoiqu’il arrive.

Une bonne résistance au stress et aux difficultés

Rencontrer des problèmes, être stressé par la recherche d’un CA ou par un excès de travail est le lot quotidien de l’indépendant. Il doit pouvoir y faire face avec courage, trouver les solutions appropriées et continuer d’avancer. Le pire qui puisse lui arriver est de baisser les bras … dans sa tête.

Un esprit critique

Ne rien accepter comme argent comptant. Porter un regard de juge sur son action, ses motivations, ses décisions. Se remettre en question radicalement si la situation l’exige. Prendre du recul par un temps de réflexion si le créateur a l’impression de rouler la tête dans le guidon. Avancer est une chose, foncer dans un mur en est une autre.

La disposition à collaborer

Que cela soit avec des partenaires, des collaborateurs ou les clients, le créateur ne peut se concevoir comme une île au milieu de l’océan. Il a besoin des autres. L’homme orchestre qui fait tout, tout seul, s’expose à l’épuisement et ne développera jamais son affaire. Il doit garder son pré carré, mais être un constructeur de ponts avec les autres pour travailler ensemble, mener à bien des projets, participer aux grands flux de la vie.

Une bonne santé

Il y a la santé que l’on hérite à la naissance et celle que l’on développe ou entretient par un rythme de vie approprié qui fait la part des choses entre le travail et la vie privée. Sacrifier l’un aux dépends de l’autre conduit inévitablement au déséquilibre, source de malaises et de maladie.

Une éthique de vie ferme

Peu importe notre système de références pour les valeurs qui orientent notre vie et notre action, il est important d’avoir une éthique ferme quitte à perdre des affaires. Les rapports avec les clients, les collaborateurs et les partenaires doivent être emprunts de confiance et d’équité. Chacun doit y gagner.

Se dire « Non pas, qu’est-ce que je vais gagner, mais qu’allons-nous gagner ensemble !»

Notis©2013


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