LA PROCÉDURE D’AUDIT
Publication : 26 mars, 2017 > par Mary Mazur | Catégorie(s) : Finance-Comptabilité | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Les professionnels du chiffre (commissaires aux comptes, auditeurs, inspecteur des finances…) utilisent différentes techniques pour exprimer une opinion sur les documents financiers et comptables élaborés par les contribuables. Ces techniques sont appliquées dans le respect des normes d’audit, notamment celles de l’ISA (International Standards of Auditing) publiées par l’IAASB (International Auditing and Assurance Standards Board). Selon ces normes, la procédure d’audit doit respecter les 05 étapes suivantes :

Le contrôle sur pièces

Le contrôle sur pièces renvoi à l’utilisation de pièces comptables justificatives pour valider telle ou telle opération. Ces pièces peuvent être externes (ex : facture d’un fournisseur, relevé de compte bancaire) ou interne (document interne). Une pièce externe aura une force probante plus importante qu’une pièce interne. En effet, il est plus facile de « contrefaire » un document interne qu’externe, par exemple.

L’observation physique

Cette technique consiste à contrôler de manière visuelle l’existence d’un actif. C’est un moyen très efficace de contrôle, mais il ne peut s’appliquer à tous types d’actifs. Il concerne principalement les actifs matériels et les stocks.

La confirmation directe

Elle permet de demander aux tiers de l’entreprise auditée, par exemple un client, un fournisseur, une banque ou un avocat de confirmer/donner directement au CAC (commissaire aux comptes) ou à l’auditeur une information. L’avantage de la confirmation directe est de permettre d’avoir des informations avec une forte force probante et avec une simplicité de moyens. L’inconvénient principal est que le CAC est dépendant du taux de réponse obtenu. Si ce dernier n’est pas satisfaisant, il faudra qu’il mette en œuvre des procédures alternatives.

L’examen analytique

 L’examen analytique, parfois appelé revue analytique, a pour objet des comparaisons entre les données des comptes annuels et des données :

-antérieures ;

-postérieures et prévisionnelles ;

-d’entreprises similaires.

Ces comparaisons permettent une analyse de la tendance que prend la société. On peut ainsi détecter des anomalies si la tendance qu’impliquent les chiffres n’est pas cohérente avec la réalité.  L’auditeur utilise cette technique à différents stades de sa mission, qu’il soit en phase de découverte, de contrôle des comptes ou de conclusion. L’avantage de cette technique est qu’elle permet de voir les tendances globales et donc de prendre de la hauteur. L’inconvénient est que le caractère inhabituel d’une variation dépend de la pertinence de la donnée utilisée pour la comparaison.

Le sondage

Le sondage est une technique très fortement utilisée dans une mission d’audit. En effet, l’auditeur n’a qu’une obligation de moyen. Il en découle qu’il n’a pas à vérifier l’exhaustivité des comptes annuels, ni à y rechercher toutes les inexactitudes ou irrégularités. Son objectif est d’obtenir une assurance raisonnable que les comptes audités sont réguliers et sincères. Le sondage consiste à définir son objet et la population concernée, puis étudier une partie représentative de cette population, appelée échantillon (préalablement  sélectionnée selon une méthode donnée) et enfin à émettre des conclusions. L’avantage de cette procédure d’audit est qu’elle est applicable à tous les types de situation. L’inconvénient est que les conclusions dépendent fortement de l’échantillon sélectionné. S’il n’est pas représentatif de la population étudiée, la non détection d’une anomalie significative est possible.

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