LE « BLUES » DU DIMANCHE SOIR
Publication : 30 octobre, 2016 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : R.H. | Commentaire(s) (2 commentaires)

Même si on s’épanouit dans son travail, le monde de l’entreprise reste un terrain difficile, de performance et de concurrence. Repartir travailler le lundi matin signifie remettre son armure et reprendre les armes. Le dimanche soir annonce la fin de quelque chose que l’on a anticipé et attendu pendant la semaine. On réalise qu’il va falloir repartir et déployer de l’énergie. Et puis, il est possible d’être réellement fatigué le dimanche. Vous avez relâché la pression au fur et à mesure pendant le week-end et voilà que vous ressentez la fatigue accumulée alors vous teniez sur les nerfs jusque là. Résultat, vous avez la sensation d’être encore plus fatigué que le vendredi soir et de n’avoir pas su vous reposer comme vous en aviez besoin. Voici quelques conseils, pour démarrer sa semaine de travail du bon pied
Mieux s’organiser
La règle numéro un consiste à partir le vendredi soir en ayant clos les dossiers en cours pour ne pas se retrouver le lundi avec des tâches urgentes et délicates. Mieux vaut travailler une heure de plus en fin de semaine et partir l’esprit tranquille et avec le sentiment du devoir accompli. Vous pouvez aussi adopter les ‘to-do listes’. Le vendredi, avant de partir, vous énumérez ce que vous devez faire le lundi, en leur donnant un ordre de priorité.

organisation
Répartissez les activités de la semaine de façon à préserver le lundi. Dans la mesure du possible, ne bloquez pas vos lundis avec les tâches que vous aimez le moins. Le lundi matin c’est la ligne de départ d’une course de fond qui dure 5 jours. Il faut prendre son rythme et surtout éviter au maximum les réunions stratégiques ou les négociations délicates. Limitez également le nombre de tâches à accomplir. Mieux vaut ne pas trop se charger et être d’attaque les jours suivants que de se dresser une liste longue comme le bras de choses à faire au risque de vous décourager.
Et pourquoi ne pas commencer la semaine par une sympathique réunion d’équipe. Si vous avez du mal à embrayer, il y a des chances pour que vos collaborateurs soient dans la même situation. Vous pouvez mettre en place un point réunion court, d’environ 30 minutes, accompagnées de croissants et café, afin d’évoquer les points forts de la semaine à venir : rendez-vous importants, arrivée à échéance de certains projets, rappel des délais… Cela vous permettra de remobiliser tout le monde autour de l’objectif commun.
Limiter les changements de rythme brutaux
Le corps aime la régularité et les habitudes, autrement dit travailler 60 heures pendant 5 jours et enchaîner avec un week-end sous la couette, cela le perturbe. Pour autant, il est possible d’adopter des rythmes, la semaine comme le week-end, un peu plus modérés, afin d’équilibrer ses habitudes de vie. Le week-end ne doit pas être un monde inconnu où l’on cherche à tout prix à déconnecter le corps de ses habitudes.
transitionLe dimanche soir, il faut se créer une routine car c’est rassurant. Par exemple, choisir avec soin les vêtements que l’on portera le lendemain. Ou, pourquoi ne pas, se préparer un panier repas mitonné avec soin. Mais comme il s’agit avant tout de se faire plaisir, si vous ne supportez pas la routine, ne vous forcez pas.
Se changer les esprits
« Si seulement les week-ends duraient trois jours… » Qui ne s’est jamais dit cela ? Pour faire disparaître cette sensation, rien de plus simple que de s’efforcer de s’occuper. Certes le samedi est utile pour les courses et le dimanche pour déjeuner en famille, mais vous pouvez aussi prévoir des activités qui vous distraient vraiment, telles un sport ou une activité artistique. C’est ressourçant. Même si parfois on n’a guère le courage de se lancer dans une activité. Le stress entraîne une forme de déprime qui ôte toute envie de faire des choses. Pour ne pas entrer dans le cercle vicieux ‘je suis stressé-je n’ai rien envie de faire-je ne fais rien-je suis encore plus stressé’, il faut s’obliger à prendre rendez vous avec soi. Moi je joue maladroitement du Jazz, mais on peut opter pour du sport, une balade en forêt ou même passer un moment avec des amis. Il suffit d’avoir le sentiment d’avoir fait quelque chose de son week-end.
Se poser les bonnes questions
Ce petit accès de tristesse à l’idée de repartir peut arriver à tout le monde. Chez certaines personnes il peut cependant cacher un mal-être plus profond. Le malaise est plus profond lorsque le blues est trop récurrent et empêche de se détendre. Dans ce cas de doute, il ne faut pas hésiter à se poser des questions sur ses motivations et les raisons pour lesquelles on a choisi ce poste.

questions

En réfléchissant, je ne subis plus, c’est moi qui fais un choix. Le stress du lundi existe mais il faut surtout être attentif au stress de tous les matins. Si on est vraiment mal dans son job et que tous les lundis c’est l’enfer, il faut savoir si l’on continue à supporter cela ou si l’on change quelque chose. Dans ce cas, il est important de faire un premier pas vers le changement, car c’est le plus difficile. Et surtout ne pas attendre car on a trop souvent tendance à laisser traîner les choses. C’est l’histoire du type qui dort mal pendant 30 ans et qui se rend compte qu’il suffisait de changer de matelas. Il ne faut pas hésiter à commencer par des détails et chercher à savoir ce qui rend le retour au travail si difficile : se séparer de ses enfants, retrouver ses collègues… et ensuite s’attaquer à cela pour trouver des solutions ou des aménagements.
Notis©2013
Sources : JNM


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