COMPRENDRE LES GENERATIONS
Publication : 18 février, 2016 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Politique | Commentaire(s) (2 commentaires)

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Nous utilisons souvent des expressions de grande portée que nous ne comprenons pas totalement. Les phrases ou mots comme «génération X», «génération y» ou encore «baby-boomers» sont d’une lignée si importante que nous devrions avoir une idée précise de leur signification.

Ces mots de repère  désignent des (sous)composantes de la société, dont les membres partagent un certains nombre de pratique, du fait de leur appartenance à une même époque. A chaque génération sa réalité et sa plume pour écrire une nouvelle page du monde.

La génération de la Dépression: 1912-1921

Ces gens, qui ont connu l’ère de la dépression économique,  ont tendance à être conservateurs, avares en dépenses. Ils tiennent à maintenir un faible endettement et sont portés vers des produits financiers plus sûrs.

Ces personnes se sont sentis obligées de laisser un héritage à leurs enfants. C’étaient des patriotique, orientées vers le travail avant le plaisir, le respect de l’autorité et avaient un sens aigu de l’obligation morale.

La génération de la seconde Guerre mondiale: 1922 à 1927

Les personnes de ce groupe ont partagé un objectif commun, celui de vaincre les puissances de l’Axe du mal. Ces gens avaient un sens élevé du sacrifice pour le bien commun, en contraste avec l’accent mis sur le «moi» qui caractérise les nouvelles générations.

La génération de l’après-guerre: 1928-1945

Cette génération a eu d’importantes opportunités en matière d’emplois et d’éducation. La guerre ayant pris fin, s’en est suivi  un boom économique. Cependant, la croissance des tensions de la guerre froide, la possibilité d’une guerre nucléaire et d’autres menaces jamais vus auparavant a plongé cette génération dans l’inconfort et l’incertitude. C’est ce qui explique pourquoi les membres de ce groupe ont tant tenu à la sécurité des valeurs, le confort et la préservation des acquis.

Les baby-boomers I: 1946-1954

Les Boomers ont bénéficié de bonnes opportunités économiques et étaient largement optimistes quant au potentiel individuel et collectif, nonobstant la menace de guerres isolées.

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Les baby-boomers II: 1955-1965

Cette génération, dite « sacrifiée », a perdu beaucoup de sa confiance mises dans les  gouvernements et son optimisme s’est vite évanoui. Les luttes économiques (embargo pétrolier de 1979, contrôle des frontières…) ont renforcé le «moi », le narcissisme et le scepticisme sur les médias et les institutions. Alors que les baby-boomers craignaient la résurgence des guerres, les Boomers II ont été confronté à la menace du SIDA, dans leurs rites de passage.

La génération X: 1966-1976

Parfois appelé la génération « perdue », cette génération est celle des d’enfants exposés à un bon nombre de services sociaux (garderie, orphelinat …), du fait de la désagrégation du tissu familiale et de la flambée des divorces.

C’est la génération qui a le taux de participation électorale le plus bas de toutes les générations. La « Gen X » est souvent caractérisée par des niveaux élevés de scepticisme. L’enfance dévastée par le divorce est l’une des expériences les plus décisifs qui ont influé sur la façon dont les membres de cette génération ont construit leur propre famille.

La génération X est sans doute la génération la mieux éduquée avec 29% qui ont obtenu un diplôme de baccalauréat ou plus. Mieux éduqués et plus mûrs, les Gen X ont formé des familles avec un niveau plus élevé de prudence et de pragmatisme que leurs parents. La préoccupation de maintenir leur foyer est très forte. Les enfants grandissent avec leurs parents sur fond de planification financière.

La génération Y, Echo Boomers ou Millenniums: 1977-1994

La plus grande cohorte puis qu’elle reflète le nombre élevé des baby-boomers.

Les Gen Y sont connus comme des « enfants technologiquement sophistiqués ». Les membres de la génération Y sont beaucoup plus métissés aussi bien racialement et qu’ethniquement. C’est une génération flexible qui évolue à la vitesse de l’Internet. Nomades parce que toujours connectés, les Y ont souvent été élevés dans deux revenus ou des familles monoparentales. Une personne sur neuf issues de cette génération a une carte de crédit co-signé par un parent.

La génération Z: 1995-2012

Nourris de tablette numérique, les Z n’allument la télévision que pour le direct. Ils téléphonent peu mais communiquent par SMS ou par Instagram : d’où le nom de « génération silencieuse ». Ils prennent leurs cours sur tablette et flirtent via des applis.

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Ils n’ont professionnellement rien à voir avec les « Gen X » qui rêvaient d’être haut fonctionnaires. Pour eux, la stabilité professionnelle est une légende urbaine. Ils n’iront pas forcément dans les grandes entreprises et préféreraient lancer leur boîte, leur site ou leur blog. Leur rapport à l’échec est également différent: ils testent, font des essais et des erreurs, jusqu’à ce qu’ils trouvent.

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