LES PRINCIPES DE BASE DU MANAGEMENT
Publication : 15 septembre, 2015 > par Mary Mazur | Catégorie(s) : Management | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

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L’éthique, l’humilité, la confiance, la vision et l’autorité sont les principes dont tout dirigeant devrait constamment faire preuve dans l’exercice de sa charge.

ÉTHIQUE

L’entreprise, aujourd’hui, ne peut plus se contenter de performances économiques et financières, elle doit adopter des comportements éthiques conformes à des règles morales dans lesquelles la dimension humaine et environnementale tient une place importante. Ceci nécessite d’énoncer clairement les valeurs qui sous-tendent les décisions. C’est pourquoi tout manager doit se poser des questions sur les conséquences de ses décisions.

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L’éthique est faite de questionnement, d’écoute, d’intégrité, d’équité, de partage et de reconnaissance. Elle se nourrit de communication et de transparence sur les processus de décision. Elle est source de confiance et de loyauté.

Or les conflits d’intérêt sont nombreux entre les différentes parties prenantes que sont les actionnaires, les clients et les salariés, pour ne citer que les principaux. Elle demande du courage et de la conviction pour aller à l’encontre de la facilité.

HUMILITÉ

L’humilité n’est pas encore reconnue comme l’une des qualités essentielles des dirigeants. L’ego surdimensionné de certains brillants hauts potentiels surdoués est là pour en apporter la preuve. À force d’entendre dire que les performancesdes entreprises reposent sur les décisions de leur dirigeant, ils finissent par croire que l’avenir dépend d’eux seuls.

fondamenthumilityL’humilité est un fabuleux levier de progrès. Elle permet au manager de reconnaître ce qu’il ne sait pas et ce qu’il doit encore chercher à comprendre et à apprendre. Elle fait aller vers les autres pour demander de l’aide et reconnaître ensuite leur contribution. Cette attitude crée des liens plus solides et durables que la seule autorité.

L’humilité permet au manager de renoncer à l’illusion qu’il va pouvoir tout changer du jour où il aura le pouvoir, évitant ainsi les déceptions qui découragent, au moment où il faut faire preuve de pugnacité. Elle aide à accepter d’avoir à faire ses preuves, rendre des comptes et se soumettre aux règles parce qu’elles ont été pensées pour le bien commun. Elle est là pour rappeler que, si être dirigeant est un statut, c’est aussi un métier.

CONFIANCE

La capacité à créer la confiance est cruciale en ces périodes d’incertitude où l’information ne permet plus d’anticiper et de décider en toute sécurité et où il est impossible de tout contrôler. Le manager est à la fois celui qui a confiance et celui qui inspire confiance. Son impact sur la motivation, la satisfaction des salariés, la cohésion et la solidarité ainsi que la loyauté n’est plus à prouver.

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C’est un art difficile, un équilibre fragile à atteindre entre l’excès et l’insuffisance.

Il faut donc créer les conditions favorables à son émergence et veiller en permanence à son maintien. Car, la confiance ne peut être ni aveugle, ni inconditionnelle. On ne peut s’accorder sans information, il est dangereux de la maintenir sans confirmation. Elle est le résultat d’un processus complexe d’apprentissage et de socialisation.

La confiance est longue à construire et si facile à ébranler : une parole malencontreuse, un silence trop long, une rumeur, un feed-back non sincère, des actes qui viennent contredire des propos.

VISION

Avant d’être stratège, le leader se doit d’être visionnaire. Comment maintenir la confiance et la mobilisation des équipes quand les aléas de l’environnement peuvent rendre caduques -du jour au lendemain- les stratégies savamment échafaudées ?

Bien que faite de rêve, d’intuition et de désir, la vision suppose la connaissance des enjeux et de la complexité de l’environnement de l’entreprise. Elle est ce futur idéal auquel chacun aspire. Elle est faite de cette conviction que : « c’est possible ! »

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Source de créativité, elle se transforme en innovation. C’est en son nom que chacun s’engage dans l’action, prend des risques et affronte les obstacles. À partir d’elle, le manager construit la stratégie, fixe des objectifs, engage les moyens et des ressources disponibles et les combine pour en tirer le meilleur parti.

La quintessence de la vision est peut-être la formule de Martin Luther King : « I havea dream ». C’est grâce à elle que Thomas Edison pouvait dire : « Il y a une meilleure façon de faire, trouvez-la ! ». C’est aussi le slogan « Yes We Can ! » de Barak Obama.

AUTORITÉ

L’une des premières tâches d’un chef est d’asseoir son autorité. À une période où tout se discute, s’argumente et se négocie, où pratiquement toute forme de pouvoir est contestée, nombre de managers rêvent de cette autorité dite « naturelle », synonyme de charisme, qui n’a pas besoin de s’exercer pour obtenir l’obéissance et l’adhésion des collaborateurs. Il y aurait comme la nostalgie d’un temps où, davantage que l’obéissance obtenue sans justification, c’est le consensus, l’absence de conflit qui fascine. L’autorité est alors d’autant plus acceptée qu’elle renvoie à l’image d’un père protecteur et rassurant : le manager idéal et sans faille.

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