UN ÉCONOMISTE DÉVOILE «LE SECRET DES RICHES»*
Publication : 30 juillet, 2015 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Economie | Commentaire(s) (2 commentaires)

Il existe un monde de riches. C’est une vérité que personne ne peut ignorer. Comment (ont-il fait) font-ils pour être si riches? Et pourquoi ne peuvent-ils pas nous donner quelque miette de cette fortune colossale?

Sam Wilkin, économiste de renom, a étudié pendant des années la vie des super riches, ceux qui représentent à peine 1% de la population mondiale. Il ne s’agit pas de ceux qui vivent tout juste confortablement dans une grande maison avec piscine, roulent dans des super bagnoles, ont des enfants inscrits dans les plus grandes écoles… 1% concerne les propriétaires de yachts et hélicoptères personnels, de luminaires incrusté de diamants, de demeures seigneuriales et les îles privées, dont les noms arborent les bâtiments historiques et les fondations caritatives. Bref une fortune qui fera vivre leur nom à jamais. Wilkin leur a trouvé un certain nombre de facteurs communs.

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Derrière les 1600 milliardaires, Sam Wilkin a découvert ce qu’il appelle « un secret de richesse ». Tous les puissants, explique-t-il, ont -à un moment ou un autre- eu à faire «un passage en force pour anéantir la concurrence sur le marché». Bien souvent ils ont employé des manœuvres juridiques ou des moyens politiques. L’audace, l’intrépidité et une dose plus ou moins affirmée de psychopathie font partie de l’arsenal des hyper-riches.

L’économiste commence par la Rome antique. Marcus Crassus, l’un des membres du triumvirat qui a régné dans le premier siècle avant JC, était au moins 400 000 fois plus riche que le citoyen moyen. Ayant remporté la guerre civile, il a commandité la mort de tous ses ennemis politiques avant d’accaparer leurs fortunes. Marcus Crassus est toujours là, car partout dans le monde il y a encore des gens qui font fortunes en saisissant indûment les biens d’autrui. Wilkin ne cite pas de noms, mais il suffit de lire les journaux pour mettre un visage sur ces noms.

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Les grands industriels américains de la fin du 19ème siècle – Vanderbilt, Carnegie, Rockefeller et al – étaient connus comme les «barons » de la grande criminalité. Dans leur cas, l’influence politique ne suffisait plus pour créer une immense fortune: « vous devriez faire déjouer vos concurrents et les engloutir par un monopole de fait de sur le marché ». Il était devenu plus lucratif d’être le seul sur le marché que d’être le meilleur dans son domaine d’activité. D’ailleurs la phrase qui revient souvent dans l’étude de Sam Wilkin est «il n’y avait rien de criminel à l’époque».

La manière de faire des « Barons » a été parfaitement assimilée par Pierpont Morgan, fondateur de la banque JP Morgan, un homme si puissant et important que les rumeurs sur son mauvais état de santé plongeaient le marché boursier américain dans le marasme. Quand il est mort sa succession a été évaluée à environ 80 millions de $, équivalent à 1,9 milliard $ aujourd’hui.

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Pour Wilkin, Carlos Slim, le magnat des télécoms mexicain, est le digne héritier de Pierpont Morgan. Slim a été désigné pendant quatre années consécutives comme étant l’homme le plus riche du monde, selon le magazine Forbes. Comme l’écrit Wilkins: «De tous les nombreux livres qui vous indiquent comment devenir riche, aucuns ne conseillent de démarrer une entreprise de télécommunications au Mexique (…). » Le Mexique a décidé de privatiser ses services de téléphonie fixe et Slim les a tous acheté, moyennant des stocks de barils de pétrole. Ayant tout le secteur de la télécommunication du pays entre les mains, il a haussé le ton, les prix et a empoché des bénéfices faramineux. C’est simple, limpide et réel !

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Wilkin termine son livre avec « les monopolisateurs » du 21ème siècle: Microsoft, Google et Amazon. Ces sorciers de la technologie n’affrontent aucune concurrence effective dans leurs spécialités respectives, et ont l’intention de poursuivre dans cette logique.

Le livre de Sam Wilkin est à la fois intelligent par son sérieux et divertissant de par son coté nettement satirique. Les soit-disant riches et ceux qui pensent qu’ils sont pauvres y trouvent leur compte. On attend avec impatience, la traduction en Français…

Notis©2015

*“Wealth Secrets of the One Percent” (Sceptre), by Sam Wilkin, 


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