«NOUS POUVONS METTRE FIN A LA PAUVRETÉ»*
Publication : 9 juin, 2015 > par Mary Mazur | Catégorie(s) : Politique | Commentaire(s) (Un commentaire)

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(…) En tant que chefs d’État et de gouvernement ayant des économies les plus fortes du monde, les dirigeants du G7 doivent assumer leur responsabilité en prenant des mesures difficiles dans des secteurs sensibles afin que nous puissions tous profiter de la prospérité dans le respect de la dignité de chacun.

Pendant ces deux dernières années, les États membres des Nations Unies ont élaboré un nouveau programme sur la base des progrès réalisés dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). L’ensemble des priorités arrêtées s’inspire des lignes directrices du développement international de ces 15 dernières années. Les négociations ont été menées à travers un processus de consultation la plus transparente et la plus inclusive jamais réalisée dans l’histoire des Nations Unies. Ce qui confère audit programme une légitimité mondiale incontestable.

Les nouveaux objectifs de développement durable (ODD) pour les 15 prochaines années, sont guidés par une vision ambitieuse du mieux vivre à travers un ensemble d’actions concrètes. Ils représentent également un changement important dans la façon dont le développement international doit être conçu et soutenu.

Tout d’abord, le nouveau programme vise à n’exclure personne. Réduire de moitié la pauvreté dans les 15 dernières années a été une réalisation extraordinaire. Pourtant, il y a encore beaucoup de gens pauvres et vulnérables à travers le monde, et le développement doivent les inclure en son sein. C’est pourquoi l’ambition des nouveaux objectifs est de mettre fin à la pauvreté et la faim, de façon définitive.

Deuxièmement, le nouveau programme cible les causes profondes de la pauvreté persistante, la privation et l’instabilité, tout en évitant les recettes simplistes. Les défis économiques, sociaux et environnementaux sont de plus en plus complexes et interdépendantes. La principale force de l’ODD réside dans l’imbrication de toutes ces dimensions.

Troisièmement, le développement durable est un impératif universel. Face à des défis tels que le changement climatique, les pandémies et les crises économiques et financières, les distinctions classiques entre les pays – Nord / Sud, développé / en développement, donneur / receveur – sont de plus en plus floue. Même dans les pays du G7, il peut y avoir la misère, l’exclusion et les inégalités. L’universalité implique que tous les pays auront besoin de changer, chacun avec sa propre approche, mais chacun avec un sens du bien commun mondial.

Beaucoup craignent le prix à payer pour atteindre ces nouveaux objectifs. Mais, tandis que l’aide aux pays en développement demeure essentielle, elle fait partie d’une vision plus large. Les ressources doivent être traitées et exploitées  principalement dans les pays où elles ont été découvertes. Tous acteurs économiques essentiels – les gouvernements, les entreprises du secteur privé, les institutions financières et le système commercial international – doivent faire partie intégrante de la transition vers la durabilité.

Le financement pour la conférence sur le développement à Addis-Abeba (juillet 2015) sera un jalon important sur la voie du financement de l’ODD et permettra de tester l’esprit qui les sous-tend. Je prie instamment les dirigeants du G7 de faire cet investissement intelligent pour notre bien-être collectif.

Nous sommes peut être la première génération à éradiquer la pauvreté – et la dernière génération à lutter contre le changement climatique avant qu’il ne soit trop tard.

Les négociations sur les changements climatiques se poursuivent. Un accord fort sur le climat à Paris poussera le monde vers une ère de faibles émissions de carbone, les économies alternatives au changement climatique qui stimuleront la croissance. Ces efforts – un nouveau programme de développement et un nouvel accord climatique – sont inextricablement liés et se renforcent mutuellement. Nous avons deux processus – mais un programme universel (…)

À une époque de crise et de division globale, une négociation internationale entre les 193 pays a produit une nouvelle vision novatrice pour le développement. Tout en se concentrant sur l’éradication de la pauvreté, le nouvel agenda des nations unies nous mènera dans des directions nouvelles et nécessaires. Il reconnaît la nécessité d’adopter des approches holistiques et des solutions intelligentes en matière de changement climatique. Il reflète une plus grande compréhension des aspirations de la population mondiale et des problèmes que les gens rencontrent dans leur vie quotidienne. Et il se concentre sur des institutions efficaces, des droits humains et d’autres éléments clés qui ne faisaient pas partie du plan directeur des projets de développement durables (OMD), mais qui sont cruciaux pour la prévention des conflits, la promotion de la stabilité et la paix.

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