PROFIL DE L’EMPRUNTEUR
Publication : 13 juin, 2015 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Finance-Comptabilité | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

En moyenne, deux personnes sur cinq à travers le monde ont obtenu un prêt entre 2013 et 2014. La palme d’or du nombre de demandeurs de prêt est détenue par l’Afrique du Sud, où 86% des adultes ont été « dans l’obligation » d’emprunter de l’argent en 2014. Globalement, les gens empruntent pour des raisons diverses et variées. Cependant, selon les données de la banque mondiale, ces raisons divergent de l’hémisphère nord à l’hémisphère sud. En clair, un africain du sud n’emprunte pas de la même manière et pour la même cause qu’un irlandais du nord.

L’enquête financée par la Banque mondiale est la première du genre à se pencher sur la façon dont les gens collectent des fonds pour surmonter une grosse panne.

Il n’est peut-être pas surprenant que peu de gens se tournent vers les banques pour un prêt d’urgence. En fait, dans certains pays du sud, la Banque Mondiale a constaté que moins de 1% de la population envisagerait d’emprunter auprès d’une banque. Ceci s’explique probablement par le fait que dans de nombreux pays en développement les installations matérielles de succursales bancaires sont rares et espacées.

Lire aussi : Les opportunités du paiement numérique

Ainsi emprunter à la famille en cas d’urgence s’avère être l’option la plus populaire en Amérique latine, en Amérique du Nord, en Asie du Sud-Est, en Russie et en Europe de l’Est. On a obtenu les mêmes résultats dans les pays comme le Niger, la Mauritanie, le Bhoutan, le Turkménistan, l’Azerbaïdjan, la Moldavie, la Macédoine et la Monténégro où la famille demeure le premier portefeuille dans lequel on puise en cas d’urgence.

En revanche, les gens sont moins enclins à emprunter auprès de leurs familles aux États-Unis, en Europe du Nord, en Chine ou en Australie. Si vous habitez dans ces endroits, vous ne devriez pas vous fier à la famille. C’est probablement parce que vous êtes censés avoir une épargne, vous rendant financièrement plus sûr en cas d’une urgence médicale ou de catastrophe naturelle grave.

Les données du Findex 2014 révèle aussi que dans les pays ayant peu d’infrastructures financières en bonne et due forme, les employés se tournent le plus souvent vers un prêteur usurier ou informelle. En réalité, ces prêteurs sont souvent leurs patrons.

BORROWEMPLOYEER

Lire aussi : Le pouvoir d’achat en berne

Les enquêteurs de la Banque mondiale ont cherché la destination des fonds obtenu par prêt. Dans les pays du nord, la priorité pour l’emprunteur est d’obtenir un prêt hypothécaire (immobilier) avec leur prêt. Mais curieusement, plus on s’enfonce dans le sud, plus les prêts servent à couvrir ce qui devrait être des services publics de base tels que la santé et l’éducation.

Mais tandis que les prêts sur salaire sont de plus en plus présent à l’ouest et on note aussi une expansion continue des institutions de microcrédit dans les pays en développement. De fait, le crédit n’est pas le plus sûr moyen de lever des fonds rapidement. Une personne sur trois vivant dans des pays en développement ont tout simplement dit qu’elles seraient incapables de lever des fonds en cas d’urgence.

Lire aussi : Comment éviter la spirale de l’endettement ?

Le résultat le plus précieux que révèle l’enquête Findex, est qu’il y a encore trop peu de gens qui sont en mesure de déployer un filet de sécurité financière en cas de catastrophe. Dans les pays en développement, moins de 10% de la population serait en mesure d’utiliser leurs économies pour faire face aux nécessités d’urgence. Et même dans les pays les plus riches, comme le Royaume-Uni et des États-Unis, seulement 49% et 40% respectivement ne craignent pas une montée soudaine des eaux.

Notis©2015


Étiquettes : , , , , , , , , ,