LES RICHES NE RIENT PAS PLUS SOUVENT QUE LES AUTRES
Publication : 3 juin, 2015 > par Mary Mazur | Catégorie(s) : Finance-Comptabilité | Commentaire(s) (Un commentaire)

C’est une évidence qu’il vaut mieux être riche que pauvre. Personne ne cracherait sur l’argent, car il permet d’acheter tous les biens matériels pour bien se nourrir, se loger décemment et vivre dans la sûreté (sécurité et liberté). S’il est bien utilisé, l’argent peut simplifier la vie et faciliter l’épanouissement personnel. Mais ce n’est pas toujours vrai : « les médias à l’affût des faits et gestes des “riches” de ce monde nous apprennent que leur pactole ne leur a pas ouvert les portes du paradis terrestre ». Donc on peut être effectivement être riches et fondamentalement malheureux !

Le coût de la splendeur

Les écarts de bien-être entre les riches et le reste de la population apparaissent beaucoup plus réduits que ce que l’on pourrait imaginer. Les vicissitudes que les riches doivent affronter dans leur triste quotidien ne ressemblent en rien à celles du citoyen modeste. Ce ne sont pas de banales amendes de stationnement, des rappels pour factures impayées, des frais de dentiste imprévus, des impôts trop lourds ou un budget ménager mal fagoté qui les préoccupent. Leurs préoccupations s’appellent dépressions, abus de médicaments, consommation excessive d’alcool, drogues diverses, tentatives de suicide, divorces, amours tumultueuses…

Une étude parue fin 2014 sous la plume des chercheurs d’un Centre de recherche sur la richesse et de la philanthropie a montré que les super-riches (ayant une fortune personnelle moyenne de 78 millions de dollars) sont confrontés à de multiples problèmes, relatifs aux enfants, aux amis, à l’amour, au travail… Par exemple, les super-riches doutent souvent de la sincérité des relations avec leur entourage. En effet, comment savoir si quelqu’un vous est agréable parce qu’il vous aime sans arrière-pensée pour votre argent ? Le doute est à son comble quand vous n’êtes pas encore marié(e)! Les riches ont généralement des relations très tendues avec leurs progénitures, car ils ont très peur que leurs enfants (qui hériteront du pactole) sombrent dans la gabegie. Et c’est souvent le cas.

Le paradis porte en lui les germes de l’enfer

Lorsque les revenus très élevés s’accompagnent de moins de temps libre, de plus de stress et de fatigue, d’une compétition sociale accrue et de relations sociales dégradées, alors l’impact global sur le bonheur peut être nul voire négatif.

Et puis, passé un certain seuil de revenus (quand les besoins fondamentaux sont déjà satisfaits), ce que l’on vise s’achète beaucoup moins facilement avec de l’argent. C’est sans doute pour cela que la relation entre revenus et bonheur est positive mais pas linéaire : à mesure qu’ils augmentent, les revenus déterminent de moins en moins le bonheur.

A toujours vouloir plus, le riche en vient à espérer le mal des autres, juste pour se rassurer qu’il existe, connaître la tension du désir et le plaisir de la domination. Malheureusement, les extrêmes ne conviennent à personne. Que l’on soit pauvre, comme Job, ou riche, comme Crésus, nous finissons par souffrir d’un manque cruel d’alternance.

Notis©2015


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