L’ENQUÊTE DE PREEMBAUCHE
Publication : 7 mai, 2015 > par Mary Mazur | Catégorie(s) : R.H. | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

La vérification des antécédents judiciaires, du CV, des titres, des diplômes et parfois même du dossier bancaire est une réalité. Les entreprises, soucieuses de leur réputation, sont de plus en plus nombreuses à mener ces enquêtes de préembauche. La procédure d’embauche des employés est stricte dans certaines entreprises: des enquêtes sur le dossier criminel, le crédit, les antécédents professionnelles et autres études sont menées systématiquement. Cette habitude est ancrée depuis de nombreuses années aux Etats-Unis, notamment.

« Creuser » le passé

«Lorsqu’un candidat nous intéresse, on lui présente une offre d’emploi conditionnelle aux vérifications pour lesquelles il doit nous donner son autorisation», reconnait une « chasseuse de tête ». Le cabinet de recrutement basé au Canada donne carte blanche à son personnel pour creuser les dossiers : «Notre personnel a accès à des informations confidentielles et personnelles, à la paie de nombreux travailleurs. On a besoin de gens sur qui on peut compter», insiste-telle.

D’autres employeurs, par le canal des cabinets de recrutement, vérifient pour tout nouvel employé et même les stagiaires le dossier criminel, le titre de certains professionnels comme les ingénieurs, par exemple, et prend l’avis des références professionnelles demandées.

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Bien que certains secteurs d’activité, comme la finance ou les mines (notamment dans les métaux précieux), soient plus accoutumés à ces pratiques, des enquêtes de préembauche sont désormais menées dans tous les secteurs, tant par de petites que par de grandes entreprises.

On piste les antécédents, on scrute les documents personnalisés… Ce genre d’enquête est, de fait, devenu routine partout. Ce qui semblait répréhensible hier, comme consulter les profils personnels avant d’engager un candidat, s’est généralisé. Pis: «On se méfie d’un candidat qui n’a pas de profil en ligne», confie un recruteur. C’est mauvais signe: soit il est largué, soit il veut tout contrôler. Aucune de ces attitudes ne sied à l’entreprise.»

«Éviter le vol»

Les motivations sont diverses. C’est souvent pour protéger leur réputation, assurer un environnement de travail plus sécuritaire, mais aussi pour réduire les coûts en minimisant le taux de mauvaises embauches, qui sont très coûteuses.

Parfois, les entreprises procèdent à des enquêtes de pré-emploi à la demande de leurs clients ou de leurs fournisseurs. Reste que l’enquête de préembauche fait partie des meilleures pratiques de la gestion d’une entreprise. Car, elle permet de prendre les bonnes décisions, avec toute l’information qu’il est possible de réunir.

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Les entreprise qui utilise le télétravail et tiennent à leur réputations ont un intérêt encore plus crucial de vérifier les antécédents criminels et le dossier bancaire de leur personnel. «Je vérifie la situation de crédit, car je veux éviter les vols. D’autre part, je ne veux pas apprendre un événement sur mes employés par un client. C’est également un processus qui m’est souvent imposé par mes partenaires et fournisseurs qui m’accréditent pour vendre leurs produits», soutient un convoyeur d’objets de luxe.

Décision délicate

Au cas où une enquête révélerait un problème, la décision à prendre est délicate. Cela arrive rarement, mais si c’est le cas, il faut être prudent, car légalement, on ne peut pas refuser une personne pour un problème non lié directement à l’emploi auquel elle postule. Ce sont généralement des analyses au cas par cas à mener par plusieurs personnes expérimentées dans le recrutement.

Même si la pratique de l’enquête de préembauche est, pour l’instant, cantonnée en Amérique du nord, tous les candidats à l’embauche devraient d’ores et déjà se préparer et s’habituer à la pratique de la vérification de leurs antécédents, car la découverte d’un cas de fraude est généralement rédhibitoire.

Notis©2015


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