Le développement personnel
Publication : 24 novembre, 2014 > par Mary Mazur | Catégorie(s) : Management | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Le concept du développement personnel (le «DP», appelé «Self Help» ou «Self-Improvement » aux États-Unis), crée par Samuel Smiles (23 décembre 1812 – 16 avril 1904), est en train de faire bouger les lignes dans le monde du coaching. Basé sur la réalisation de soi, le DP vise la croissance intérieure pour plus d’autonomie individuelle. Il fonctionne et donne des résultats satisfaisants parce beaucoup de personnes fatiguées par la crise, «cherchent la sérénité», veulent «libérer leur potentiel» pour résoudre leurs problèmes personnels. Le DP permet également d’assouvir d’autres besoins, certainement plus existentiels.

«Deviens ce que tu es»

L’intérêt pour le DP naît d’une «brèche dans la vie des personnes». «Il y a presque toujours un “avant” et un “après” chez celui qui se passionne pour le DP. Une maladie grave, une rupture, et c’est alors le tissu de la vie quotidienne qui se déchire. Ne trouvant pas les ressources philosophiques ou spirituelles dans son environnement, la personne s’interroge alors: «Comment faire pour m’en sortir?», et décide de «travailler sur elle-même.

Grâce au DP, tout peut toujours commencer! Nos carcans éducatifs, familiaux, culturels dissous, nous pouvons alors accomplir ce que recommandait Nietzsche: “Deviens ce que tu es”, c’est-à-dire un homme libre et responsable.

C’est cette soif d’autonomie qui pousse à «l’auto entreprenariat», car nous sommes aujourd’hui et définitivement à l’ère de la prise en charge de soi, dans tous les domaines: la santé, l’emploi, la communication… Bref, désormais, tout est perçu comme améliorable, y compris l’humain.

«Lutter contre la dispersion»

Certains voient dans cette «extension du mode d’agir de l’entreprise à l’individu» un motif de s’inquiéter. Mais c’est oublier une autre dimension du DP: il permet à ceux qui s’y adonnent de se reconnaître dans une communauté. Au bout de l’individualisme, c’est elle qui se profile et motive la plupart des chercheurs de sens. Tout en étant laïque, le DP permet aussi de répondre à une soif spirituelle: se sentir appartenir, être relié.

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Certains spécialistes du coaching personnalisé préfère le terme «épanouissement intérieur» à celui de DP, trop centré selon eux sur «la seule construction psychique, qui n’est qu’une strate devant mener ensuite à l’accueil de l’homme spirituel en soi». Mais quel que soit la dénomination les livres et ateliers consacrés à cette nouvelle démarche aident à lutter contre la dispersion, à se recentrer au lieu de vivre toujours “au dehors de soi”. Un recentrage qui ne doit pas mener à l’égocentrisme. Car, dans le DP comme dans toute chose humaine, la violence de juger et de rejeter est toujours latente.

Notis©2014

Pour aller plus loin lire : * « Self-Help » by Samuel Smiles (Ed. John Murray)/*« L’Épanouissement intérieur » de Jiddu Krishnamurti (Edition : AcK) /*« De mâle en père » de Franck Cézilly (Edition : BUCHET CHASTEL)/ * « Courage de changer sa vie » de Anne Ducrocq (Éditions du Relié/Albin   Michel)/ *Law for the Small Business Owner by Jasper, Margaret C. (Oceana Publications)


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