La gestion du patrimoine
Publication : 20 novembre, 2014 > par Mary Mazur | Catégorie(s) : Finance-Comptabilité, Fiscalité | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Le patrimoine (du latin patrimonium, héritage du père) se définit comme l’ensemble des biens hérités de ses parents, et qu’on transmettra, le cas échéant, à ses enfants. C’est avec le temps que la notion s’est détachée du « pater » (père), pour s’élargir à l’ensemble des biens, des créances et des obligations. Le patrimoine est donc le corollaire de la personnalité juridique. Ce qui signifie que tout le monde, quelle que soit sa situation sociale, est titulaire d’un patrimoine, aussi minime soit-il. Dès lors, n’importe qui devrait être en mesure de gérer un patrimoine.

L’optimisation fiscale

La gestion de patrimoine est en fait une planification financière qui s’adresse à tous. Aussitôt qu’on a un petit peu d’argent et/ou des biens, on aura besoin de déterminer sa valeur afin d’optimiser leur usage. Lorsqu’une personne est en possession d’un certain nombre de biens, que ce soit des biens immobiliers ou mobiliers, ou des biens de propriété intellectuelle, ceux-ci sont soumis à des prélèvements fiscaux. Plus on détient un grand nombre de biens, plus on aura à payer des impôts plus élevés pour avoir le droit de posséder ceux-ci.

Lorsque ce même individu va transmettre son bien à ses enfants en héritage, il va devoir payer des droits de mutation et de succession. Et les revenus réguliers comme les intérêts, les loyers, les dividendes, ainsi que les plus-values de cession, sont soumis l’impôt sur le revenu, notamment.

Le processus de gestion

Pour quantifier un patrimoine, il est nécessaire de pouvoir estimer sa valeur. Pour cela, il est primordial de faire une liste de tout ce que la personne possède. Le patrimoine d’un particulier comprend ce qu’on appelle un actif et un passif.

– Sont considérés comme actifs les propriétés foncières et immobilières, c’est-à-dire le patrimoine immobilier, les placements financiers comme les comptes bancaires, les actions et les obligations, les propriétés professionnelles comme les parts d’entreprises, les objets d’arts et de collection, les meubles, l’équipement domestiques et les véhicules, ainsi que les brevets et droits d’auteur, constituant la propriété intellectuelle. Dans les actifs, on peut également inclure la valeur actuarielle des pensions ou rentes à toucher.

– Le passif comporte les emprunts contractés par l’individu.

Après la détermination du patrimoine net (acitif-passif), son usage reste la question cruciale. C’est d’ailleurs pour cela que l’on fait appel aux services d’une banque ou d’un conseiller financier indépendant. Lorsqu’un particulier confie son patrimoine à une banque, le montant de celui-ci détermine l’appellation de l’opération.

Le planificateur financier

 La gestion de patrimoine, surtout lorsque la valeur du patrimoine dépasse un certain seuil, peut devenir une tâche délicate. Il faut alors faire appel à l’expertise d’un conseiller financier appelé planificateur financier ou gérant de patrimoine. Dans les pays anglo-saxons, ce sont des « private asset managers » qui jouent ce rôle.

Ce professionnel du droit patrimonial et fiscal ne fait pas que conseiller, il assiste le client dans la gestion de ses biens, il s’occupe du côté administratif, de l’évaluation des biens, et donne des instructions pour l’emploi de ceux-ci.

La plupart des institutions financières affichent un service Gestion de patrimoine ou Gestion privée, voire les deux. Dans la gestion patrimoniale, l’offre de service comprend la gestion sous mandat ou conseillée de l’immobilier et des fonds de commerce. Mais pour un montant important (excédant 5 millions d’euros), on parle tout bonnement de gestion de fortune. Dans ce cas, d’autres services s’ajouteront à la gestion immobilière et le particulier bénéficie d’une relation plus personnelle avec son conseiller financier. Il aura surtout droit à des propositions d’investissements très lucratifs. Les montants ne sont pas identiques pour toutes les banques.

Grâce à la gestion de patrimoine, il est plus aisé d’évaluer les besoins en défiscalisation. L’utilisation ultérieure du capital est aussi un autre point qui mérite d’être mentionné. Sera-t-il laissé en héritage, ou légué en donation au conjoint, ou la vente sera-t-elle la meilleure option ? La gestion de patrimoine permet de faire les meilleurs choix dans l’utilisation et la disposition de ses avoirs.

La gestion de patrimoine et surtout la gestion de fortune sont des procédés délicats du fait que les prévisions et le mode de vie de leur possesseur peuvent aller à l’encontre des meilleures mesures à prendre. Gérer le bien d’autrui n’est jamais une mince affaire même avec tout le savoir-faire et le tact possibles. Outre la stabilité économique, l’intérêt de la gestion de patrimoine reste le bénéfice de son possesseur.

Par conséquent, malgré la présence d’un conseiller financier, il faut être prudent. En effet, des évènements imprévus peuvent changer toutes les prévisions et modifier les calculs. Il est alors recommandé d’envisager toutes les possibilités avant de prendre une décision qui concerne l’usage d’une partie ou la totalité d’un patrimoine.

Notis©2014


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