Peu importe la bague, pourvu qu’on ait le miel…
Publication : 19 octobre, 2014 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Economie, Finance-Comptabilité, Fiscalité, Management, Santé, Société | Commentaire(s) (Un commentaire)

« Un diamant est éternel», selon un adage, mais un couple qui se dépense au-delà de la raison pour acquérir une bague de fiançailles risque d’abréger la durée de son mariage. Une étude menée par des sociologues et économistes a constaté que les couples sont d’autant plus susceptibles de divorcer qu’ils accordent de l’importance à leurs bagues de fiançailles. Cette étude menée sous l’égide de l’Université Emory (USA) a porté sur plus de 3000 hommes et de femmes mariés sous le régime hétérosexuel.

L’équipe cordonnée par les Professeurs Andrew M Francis et Hugo M Mialon a constaté que les hommes qui ont à leur doigt une bague d’une valeur de 2.000 à 4.000 dollars sont 1,3 fois plus susceptibles de divorcer que les hommes qui arborent un anneau de 500 (355 €) à 2000 $.

Pour les femmes, une bague de mariage d’un coût de plus de 20 000 dollars entraine 3,5 fois plus de divorce que les femmes qui ont passé à leur doigt une bague d’une valeur variant entre 5000 $ (2.6M francs CFA) et 10 000 $.

L’étude montre que l’industrie du mariage a de beaux jours devant elle. Au titre de l’exercice 2014, les revenus générés par ce secteur d’activité devraient dépasser 50 milliards de dollars seulement en en Amérique du nord, selon le site de mariage TheKnot.

A la fin des années 1950, les couples préparaient leur mariage pendant deux mois. Pendant ce laps de temps ils accomplissaient une liste de 22 tâches. Dans les années 1990, il fallait environ 12 mois pour accomplir 44 tâches nécessaires à la célébration d’un mariage.

Les auteurs de la récente étude expliquent que la lourde dette contractée par les couples pour acquérir leurs bagues de fiançailles et célébrer leur mariage génère un stress qui fait rapidement couler le navire. En d’autres termes, c’est le poids de la dette, ressentie par le couple dès le lendemain de la célébration, qui entraine le chavirement précoce du mariage.

L’étude suggère que la solution pour une longévité du bonheur conjugal est d’inviter autant que possible des personnes qui comptent dans la vies des futurs mariés et de prendre une lune de miel simple.

Indépendamment du coût, ces deux facteurs concourent positivement à la longévité du mariage. Comme quoi, le diamant ne fait pas forcément le bonheur.

Notis©2014


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