«Le self-made» est la solution au chômage
Publication : 24 juillet, 2014 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Economie, Management | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

En 1978,  l’ex-Premier ministre de la France (1976-1981), Raymond Barre, fit scandale et créa l’émeute en déclarant : « les chômeurs n’ont qu’à créer leur entreprise ». Cette idée, qui fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus, a été remise sur le tapis par Esther McVey, la Ministre Britannique de l’emploi. Pour cette économiste dont le père est un pure « self-made-man », les jeunes devraient penser à créer leur propre boite plutôt que prendre la route (longue et encombrée) de l’université.

Les exclus (volontaire ou contraints) du système scolaire devraient penser à créer leur propre emploi au lieu de se laisser emporter par une intention vague et démesurée d’aller (ou retourner) à l’université. En soutenant cette thèse, Esther McVey a dit vouloir encourager les gens qui ont une «germe» entrepreneuriale à poursuivre et aller au bout de leur rêve. Il faut casser ce système du mimétisme qui oblige les jeunes à se lancer à la conquête des diplômes sans lendemain.

Selon Mlle McVey, les gens qui choisissent la voie de l’apprentissage ou de devenir des travailleurs indépendants sont aussi «bons et utiles» que ceux qui choisissent d’aller à l’université. Elle exhorte le gouvernement à aider concrètement  celles et ceux qui choisissent précocement la voie de l’auto-emploi. «C’est ce que nous devrions faire, en libérant le potentiel qui sommeille dans chaque individu, qu’il s’agisse d’un self-made-man (quelqu’un qui choisit très tôt de se prendre en charge), ou de quelqu’un qui est passionné par les études universitaires, ou encore quelqu’un qui est en apprentissage. Ils sont tous égaux devant la loi, bons et utiles devant la nation » a-t-elle ajouté.

Le ministre a noté un accroissement important des demandes d’aide à la création d’entreprise émanant des jeunes âgés entre 18 ans et 24 ans. Mais, elle trouve les chiffres insuffisants. Elle a donc exhorté les jeunes à trouver leur premier emploi «dès que possible». Quel que soit le secteur d’activité – que ce soit dans la vente des fleurs, la fonction publique, l’épicerie funéraire- un premier emploi peut fournir de l’argent, mais aussi des amis, des compétences et un aperçu sur un monde dont on ignorait l’existence ».

L’Organisation internationale du travail (OIT) a récemment annoncé une nouvelle hausse du chômage mondial, qui frappe 200 millions de personnes à travers le monde. L’OIT comptabilise précisément 199,8 millions de personnes à la recherche d’un travail en 2014. C’est 30,6 millions de plus qu’avant la crise de 2008. L’organisation prévoit encore 3,3 millions de chômeurs de plus cette année. Leur nombre devrait atteindre 213 millions dans le monde d’ici à 2019. L’Organisation internationale du travail prévoit également un accroissement des migrations de travail du Sud vers le Sud et du Nord vers le Sud.

Notis©2014


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