L’ostracisme professionnel
Publication : 4 juin, 2014 > par Mary Mazur | Catégorie(s) : R.H. | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Selon des experts, l’ostracisme au travail est psychologiquement plus dommageable qu’on ne l’imagine. Être ignoré au travail serait donc pire qu’être harcelé ou intimidé par ses paires ou supérieurs hiérarchiques. Les chercheurs ont constaté que l’ostracisme est communément considéré comme  moins nocif que l’intimidation. Mais, en réalité les personnes qui ont le sentiment d’être exclues au travail sont susceptibles de perdre la motivation et sombrer dans l’alcoolisme, le tabagisme et les maladies, telles que la démence, les cancers.

La culture de l’indifférence

Selon Sandra Robinson, professeur d’économie, co-auteur de cette étude : « Nous avons grandis dans la culture de l’indifférence, selon laquelle ignorer quelqu’un est socialement préférable. ‘Si vous n’avez pas quelque chose de gentil à dire, ne dites rien du tout’, nous a-t-on appris. Mais l’ostracisme mène réellement les gens à se sentir plus impuissants, du fait de ne pas être digne de la moindre attention. »

Avant cette étude, d’autres enquêtes ont révélé que les gens qui prétendaient avoir subi l’ostracisme étaient significativement plus susceptibles d’être désemparés au point de vouloir quitter leur emploi. Il a été également signalé qu’une grande proportion parmi eux rencontre des problèmes de santé.

« Il y a un énorme effort en cours pour lutter contre l’intimidation en milieu du travail et des écoles, ce qui est certainement important. Mais la violence n’est pas toujours évidente. Il y a beaucoup de gens qui se sentent bafoués tranquillement dans leur vie quotidienne, et la plupart de nos stratégies actuelles pour faire face à l’injustice au travail ne leur donnent aucune alternative », a ajouté le Professeur Robinson.

La femme en première ligne

Une autre étude a montré également que les femmes sont les premières victimes d’intimidation et d’ostracisme au travail. Souvent, cette violence silencieuse ou physique est le fait de leurs collègues ou supérieurs hiérarchiques de sexe féminin. Cette enquête, basée sur des entretiens de près de 23 000 femmes et plus de 2000 hommes, a révélé que le plus grand ennemi des femmes au bureau ou d’autres lieux de travail est souvent les autres femmes, plutôt que leurs collègues masculins. Les femmes qui avaient subi ces assauts d’autres femmes ont dit qu’elles ont été prises pour cible parce que leur collègue plus expérimenté sentait leur carrière menacée.

Notis©2014


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