Une bouteille de vin par jour, « ce n’est pas mauvais pour la santé »
Publication : 19 avril, 2014 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Santé | Commentaire(s) (Un commentaire)

Si vous aimez vous détendre avec un verre de vin, voici la nouvelle que vous attendiez sans doute. Car, selon un scientifique de premier plan, boire un peu plus d’une bouteille par jour ne serait pas nuisible à votre santé. C’est la conclusion à laquelle est parvenu le Dr Kari Poikolainen, après dix ans de recherche. D’après les examens de cet homme qui a travaillé pour l’Organisation mondiale de la santé comme expert en alcool, les hommes sont actuellement censés consommer en moyenne quatre petits verres de vin par jour, tandis que les femmes se limiteraient à trois unités, l’équivalent d’un grand verre de vin.

Une bouteille de vin contient dix petits verres.

«Le vin est une chose merveilleusement appropriée à l’homme si, en santé comme en maladie, on l’administre avec à-propos et juste mesure.» Cette citation d’Hippocrate, au Ve siècle avant Jésus-Christ, est appuyée par l’ex-expert de l’OMS qui a dit que le vin ne devient nuisible que quand les gens consomment plus 13 verres par jour. Le Dr Poikolainen a également affirmé que les personnes qui dépassent la limite recommandée pourraient vivre plus longtemps que les non-buveurs. Il avance même que : « Le poids de la preuve indique qu’une consommation modérée est mieux qu’une abstinence totale et que l’abus d’alcool est pire que l’abstinence. Mais les quantités qualifiées de modérées sont peut-être plus élevées que les institutions le disent. »

Si tous les alcools protègent le cœur à faible dose, c’est bien le vin rouge qui concentre les vertus, car il est riche en polyphénols, des molécules antioxydantes, anti-inflammatoires et antiagrégantes (qui réduisent le risque de formation de caillots sanguins). Une donnée confirmée par une analyse de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) montrant que les pathologies coronaires sont plus fréquentes en Europe dans les pays du Nord où l’on boit plus d’alcools distillés (whisky, vodka…) que chez les consommateurs de vin du Sud.

Une contribution négative

Plusieurs associations de lutte contre l’alcoolisme dans le monde ont dénoncé cette sortie du Dr Kari Poikolainen. C’est le cas de « santé-2020 », dont la présidente, Julia Manning, a déclaré: « Il s’agit d’une contribution négative au débat. Il (le Dr Kari Poikolainen) fait des grandes révélations que nous ne voyons sur le terrain. L’alcool est une toxine, les risques l’emportent sur les avantages. »

Il est de notoriété publique que les gens ivres sont beaucoup plus enclins aux accidents et que même la consommation modérée d’alcool augmente considérablement le risque de préjudice physique. Par ailleurs une étude de l’OMS sur les causes de mortalité dans le monde montre que l’alcool tue plus de 3 millions de personnes par an, plus que le SIDA, le paludisme ou la tuberculose. Pour les personnes à revenu moyen, qui constituent la moitié de la population mondiale, l’alcool est le plus grand facteur de risque pour la santé, plus que l’obésité, l’inactivité et même le tabac.

Notis©2014


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