La Honte !
Publication : 8 avril, 2014 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Politique | Commentaire(s) (Un commentaire)

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a parlé de la «honte» qui pèse sur son organisation depuis qu’elle a refusé d’agir contre le génocide rwandais, à l’occasion de la cérémonie marquant le 20ème anniversaire de cette tragédie. Pendant 100 jours, à compter du 6 Avril 1994, près de 800 000 Tutsis ont été massacrés par des extrémistes hutus dans le cadre d’un plan d’éradication ethnique.

La communauté internationale, notamment les Nations unies, ont été accusés pour son ignorance délibérément des événements et n’avoir pas intervenu, malgré les avertissements et indices concordants de la mise en marche d’un génocide.

Des innocents à l’abattoir

S’exprimant dans le cadre des cérémonies qui avaient lieu dans le grand stade de la capitale, Kigali, M. Ban a déclaré : «Beaucoup parmi le personnel des Nations Unies et d’autres organisations ont, lors de ces événements douloureux, fait preuve d’une remarquable bravoure. Mais nous aurions pu faire beaucoup plus. Nous aurions dû faire beaucoup plus. Au Rwanda, les troupes ont été retirées à un moment où leur présence était nécessaire».

Un an plus tard à Srebrenica (Bosnie-Herzégovine), les zones proclamées « sûr » par les Nations Unies se sont avérées être des zones de tous les dangers, et des innocents ont été abandonnés à l’abattoir. C’est une autre honte que traine la communauté internationale pour encore plusieurs générations.

Ban Ki-Moon a ajouté que le génocide rwandais est «l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire humaine ».

Des vastes tombeaux

Le Deuil officiel des Rwandais a commencé il y a trois mois avec une flamme qui a traversé les villes et villages de cette petite nation. Elle a culminé le lundi 08 avril 2014, à son arrivée au mémorial du génocide – où les restes d’un quart de million de personnes sont stockés dans de vastes tombeaux.

Le président Paul Kagamé a allumé une flamme qui restera allumé pendant 100 jours, le temps que se donnèrent des soldats et miliciens pour réaliser leur plan d’éradication des « Inyenzi » – un terme qui signifie « cafards » – qui a été utilisé par les extrémistes pour désigner la minorité Tutsis et hutus modérés.

Notis©2014


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