Faibles espoirs pour 2014
Publication : 30 décembre, 2013 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Economie | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Celles et ceux qui se sont endettés pour financer les fêtes de fin d’année, connaitrons une sécheresse financière encore plus forte l’année prochaine. En effet, la facture des ménages s’est si aggravée en 2013 qu’il est difficile d’espérer une amélioration globale de la situation financière. D’après un sondage, seulement trois sur dix personnes s’attendent à une amélioration de la situation de leur famille au cours de la nouvelle année, tandis que 60% disent déjà redouter l’arrivée de leurs prochaines factures de consommation. Pis, ceux qui se sont endettés en 2013 comptent sur des prêts ou découverts de crédit pour financer leurs dépenses annuelles en 2014.

Une reprise « doux-amer »

Plusieurs institutions spécialisées dans les prévisions économiques annoncent que la reprise économique en 2014 sera  » doux-amer « . La croissance sera bien de retour mais sera anéantie par une morosité accrue de la consommation. La bulle de la dette des ménages gonflera à nouveau.

Parmi les emprunteurs de la fin de l’année 2013, 76% ont dépensé cet argent dans l’achat des cadeaux, 22% se sont servi de ce crédit pour payer de la nourriture. La majorité compte rembourser ce crédit au cours de l’année à venir et emprunter de nouveau pour faire face aux dépenses de fin d’année. Les personnes âgées entre 50 à 64 ans seront soumises à un budget de ménages encore plus sec, car elles seront plus durement touchées par la compression du niveau de vie.

Un fossé abyssal

Pour sortir au pus vite de cette spirale, il faut que les autorités publiques établissent une emprise sur le coût des factures ménagères essentielles et prennent des résolutions allégeant les charges sociales des entreprises. Au lieu d’inciter à la consommation, les gouvernements devraient stimuler la croissance en concentrant leurs efforts sur le renforcement des dépenses d’investissement dans le secteur de la construction, notamment.

La forte croissance en vue, à court terme, n’affectera malheureusement pas les faiblesses structurelles de l’économie devenues plus évidentes au cours des trois dernières années. Sauf si on s’acharne à mettre en place un nouveau modèle économique qui tendrait à réduir l’écart croissant entre riches et pauvres. En effet, malgré l’amélioration générale des revenus des particuliers, le fossé qui sépare les familles « nanties » et les familles pauvres n’a jamais été aussi abyssal.

Notis©2013

Photo: Julian Kingma


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