Larguez les amarres!
Publication : 6 novembre, 2013 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Management, R.H., Société | Commentaire(s) (Un commentaire)

C’est le moment où il  faut arrêter de « rêver » et se rendre à l’évidence que l’objet qui nous faisait vivre nous étouffe. Soudain il n’y a plus rien à faire, on a envie d’abandonner, laisser tomber, jeter l’éponge, baisser les bras, larguer les amarres… Une telle attitude n’est pas bien vue dans une société qui pousse chacun(e) à se dépasser constamment, parce que « seuls les faibles abandonnent ». La peur du vide et l’orgueil sont les chaines d’un système d’autodestruction. Il y a des situations où briser la routine et larguer les amarres s’imposent.
1. Qui n’avance pas recule
On peut se rendre compte, par exemple, que le modèle traditionnel des ventes devient trop coûteux ou qu’il entrave le développement de nouveaux contrats. Il faut dès lors trouver un autre modèle. Conclure une collaboration. Développer de nouveaux médias. Si c’est le/la responsable des ventes qui coince, tâchez de distinguer ses qualités principales et de déterminer quelle fonction nécessite le plus ces qualités. Affectez-le/la ensuite à cette autre fonction.
2. Le système est défaillant
Parfois, un ancien système peut paraître sacré. À cela s’ajoute que l’inconnu peut être difficile à appréhender. Les premiers ordinateurs ont mis du temps à percer dans les entreprises et à remplacer les machines à écrire. Il est parfois malaisé de faire la différence entre les gadgets qui vont passer de mode et ceux qui vont véritablement révolutionner notre manière de travailler. Il faut être suffisamment ouvert(e) d’esprit et visionnaire pour pouvoir se défaire d’un système connu, aussi défaillant soit-il, au profit d’un système prototypique, qui pourrait s’avérer indispensable à l’avenir.

3. Démissionner c’est décider
Nous connaissons tous des gens qui n’ont « pas su s’arrêter » et qui souffrent désormais de blessures à vie ou d’une frustration perpétuelle parce qu’ils n’ont jamais pu atteindre l’objectif qu’ils s’étaient témérairement fixé. Parfois, décider de réadapter cet objectif et de se lancer de nouveaux défis, plus réalistes, est un acte de sagesse.
4. La reconversion
Un business qui roule est en mutation constante, se calquant sur les fluctuations du marché et les tendances du moment. Rien ne devrait être gravé dans la roche, si ce n’est les priorités fondatrices et les principes éthiques d’une entreprise. Si le magasin enregistre une baisse des ventes, c’est peut-être l’occasion de former les vendeurs déjà engagés à l’e-commerce et de moderniser le processus de vente.

5. Le mur
Combien de fois sommes-nous resté(e)s accroché(e)s à un job sans perspectives ou à une relation malsaine parce que nous avions peur de passer pour un(e) lâche ou un(e) fuyard(e) ? Ce sont là des choix qui méritent d’être mûrement réfléchis, mais sur lesquels il convient de trancher un jour ou l’autre. Mais comment savoir s’il est temps de prendre cette lourde décision? Il faut se poser une question et s’efforcer d’y répondre honnêtement : « Existe-t-il un plan B, qui me permettra d’exploiter mon potentiel d’une meilleure manière que dans cette entreprise ? Le cas échéant, n’hésitez pas à vous lancer ailleurs. »
Notis©2013
Sources: Impossible is Stupid par Osayi Osar-Emokpae


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