Le secret de la réussite scolaire
Publication : 25 octobre, 2013 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Culture, Management | Commentaire(s) (Un commentaire)

Un QI élevé, une école bien « cotée », un enseignement de qualité, un programme créatif… ne suffiraient pas pour garantir la réussite d’un élève. Le véritable secret d’une érudition réussie serait ailleurs : à l’intérieur même de l’enfant. Des chercheurs ont exposé, dans le cadre d’une conférence organisée par le « Wellinton College », que l’enfant apporte plus à sa classe que le contraire. Les enfants (pré)disposés au savoir réussissent même s’ils sont inscrits dans une école jugée médiocre. La réussite à l’école résiderait donc dans des traits de caractère de l’élève. Les chercheurs en ont dénombré six.

1. La joie de vivre

La capacité d’aimer et d’apprécier la vie peut sembler superflue dans le monde austère des examens et concours. Mais,  le sentiment d’être aimé et la sécurité qu’il procure peut faire pousser des ailes. La joie de vivre qu’entraine l’amour des proches, aiguise la soif de connaitre le monde extérieur. L’enfant prend confiance en lui et s’attèle à rester connecté à l’actualité: la culture de la gratitude lui donne le goût du voyage (mobile ou immobile), la soif d’apprendre et de savourer l’histoire à laquelle il fait partie intégrante.

2. L’endurance

L’endurance est essentielle dans la formation de la jeunesse. Martin Seligman, professeur de psychologie, qui a étudié largement la question, a montré que l’endurance pousse les enfants au pragmatisme. Grâce à la souplesse de la pensée, l’enfant devient plus créatif et conjure plus facilement la dépression et l’anxiété. Les enfants résistants ne font pas de l’échec une catastrophe. Ils ne se disent pas « je n’ai pas réussi mon test de math. C’est un désastre ; je ne serai jamais bon en math ! ». Bien au contraire, un enfant qui accorde plus d’importance à l’apprentissage dira : « J’ai merdé, parce que je n’ai pas suffisamment travaillé. La prochaine fois je réviserai mes leçons et j’obtiendrai sans doute de meilleurs résultats »

 3. L’autodiscipline

Plusieurs études montrent que la capacité des enfants à contrôler leurs pulsions est une source de bonne santé, de richesse mentale et de bonheur dans la vie future. À l’école, l’autodiscipline est un élément central. L’apprenti doit écouter, absorber et réfléchir sans arrêt. Concentration et « timing » (gestion du temps) sont les deux piliers de l’autodiscipline. Les enfants qui bondissent de leur siège de classe en criant la première réponse qui leur vient à la tête ne seront jamais des savants. De même, un enfant tristement renfermé sur lui-même parviendra au même résultat. Tout est une question d’équilibre. Tous les enfants ont besoin de développer la maîtrise de leurs pulsions intérieures.

4. L’honnêteté

Le mensonge et l’autosatisfaction (se mentir à soi-même) sont des entraves au progrès personnel. Le vrai apprenti se dis « je suis peut-être brillant dans cette matière, mais pas suffisamment pour être le meilleur. » Et cette façon de penser doit commencer tôt. L’enfant en âge préscolaire qui prend la parole pour demander ce que signifie un mot dans une histoire, plutôt que de faire semblant de savoir, est déjà sur la voie de l’érudition. L’honnêteté permet aux enfants de construire de bonnes relations avec les enseignants et/ou leurs mentors. Elle pousse à la confiance, rapproche de la source du savoir et donne aux enfants une boussole infaillible avec laquelle il pourront s’orienter dans leur apprentissage du savoir.

5. Le courage

Apprendre l’inconnu, c’est s’avançer vers de nouveaux défis. Les futurs savants ont tout aussi peur que les autres, mais peuvent surmonter leur peur plus facilement. Ils sont capables d’essayer, échouer, et essayez à nouveau. Ils peuvent également naviguer habilement dans la vie scolaire. Les enfants ont besoin de se doter de courage moral, par la pratique du sport ou de la musique, afin de se détourner de distractions puériles. Ils ne doivent pas avoir peur d’être considéré comme  » des geeks  » et étudier en conséquence.

6. La générosité

L’élève du savoir doit être généreux envers lui-même. Cette générosité passe par la conscience de la difficulté que représente les études, qui ne débouchent pas toujours sur les résultats escomptés. Il doit, cependant, avoir foi en lui-même. Cette disposition d’esprit attirera naturellement l’aide de personnes plus expérimentés qui permettront à l’enfant d’avoir une lisibilité plus claire de son avenir.

Toutes ces (06) qualités sont bons non seulement pour réussir les études, mais aussi pour éviter les pièges qui jalonnent la vie active. Il est démontré que ces traits de caractère  aident les gens à mieux surmonter les défis, gagner plus d’argent, avoir une carrière plus satisfaisante, construire des relations plus solides et éviter la dépression. Malheureusement, les chiffres montrent qu’un nombre croissant d’enfants grandissent sans « self-control », sans repères, sans générosité, sans tolérance, dans un monde où les problèmes liés à la santé mentale, aux troubles alimentaires et automutilations sont en forte hausse.

Notis©2013

Sources : « Comment construire la personnalité de votre enfant » par Hilary Wilce (Ed. Endeavour Press)


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