Les leçons à tirer de « House of Cards »
Publication : 19 septembre, 2013 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Management, Politique | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

En détaillant l’ascension de Frank Underwood, un politicien revanchard, magistralement interprété par Kevin Spacey, « House of Cards » (« château de cartes ») nous plonge dans la réalité des ténèbres de la vie politique : des intrigues décidées à huis clos, dans une ambiance, de drogue, de sexe et de sang. L’accès à Netflix, nous a permis de visionner tous les 13 épisodes et de nous extasier du spectacle, sans doute le meilleur du genre jamais diffusé à la télévision. Le personnage principal, à la fois dégoutant et fascinant, donne quelques leçons desquelles on pourrait s’inspirer, à condition d’étouffer et mettre les scrupules au placard.

Ne reculez devant rien 

La série commence par une scène où Frank Underwood tue un chien. Cette scène préfigure la véritable nature du personnage, qui lentement sera dévoilée tout au long de la série. Il est un homme ambitieux et impitoyable qui ne recule devant rien pour obtenir ce qu’il veut. Cet homme est l’idéal auquel chaque homme devrait aspirer. Bien sûr, il utilise des moyens peu catholiques : mensonges, manipulation, excès de zèle, menaces, chantage, marchandage… Mais ce sont des ingrédients nécessaires à l’accession au pouvoir. Et Frank Underwood est un homme qui aime le pouvoir. Il a les yeux sur la Présidence, c’est pourquoi il vise la vice-présidence, et n’hésite pas à ruiner la carrière, voire la vie d’autrui, en manipulant les gens comme dans un jeu d’échecs. Nicolas Machiavel n’écrit-il pas : « Si tu peux tuer ton ennemi, fais-le, sinon fais t’en un ami ».

Inspirez de la crainte

Dans la vie des affaires, la peur est un facteur important. Beaucoup de gens ont peur de Frank Underwood. Ils prennent ses menaces très au sérieux et ils prennent part à son ambition en lui assurant loyauté et assiduité. Faites peur pour obtenir tout ce que vous voulez des autres, c’est aussi du machiavélisme : « Il est plus sûr d’être craint que d’être aimé ». Pour cela, évitez d’être gentille et disponible. Prenez de la distance. Adoptez l’attitude d’un « chef d’entreprise de pompe funèbre ».

Jouez aux échecs

L’une des erreurs que commettent les gens consiste à accumuler plusieurs projets à court terme qui finissent dans la poubelle. Ce n’est pas le cas de Frank Underwood. Dans le premier épisode, il est très clair avec sa femme ; il lui précise son plan et lui demande son aide pour l’exécuter. Ce plan est similaire à un jeu d’échecs : à chaque fois qu’il réussit un coup, il prépare les cinq prochaines actions qui le rapprocheront encore plus du pouvoir. Cet homme a compris que la vie est courte mais qu’elle se déroule sur un long terme, comme un jeu d’échecs.

Cachez la vérité

Comme dans la vie, la vérité prend toujours le dessus. C’est ce que Vous verrez dans le dernier épisode du feuilleton. Après avoir gravi les échelons pour parvenir à la plus haute marche, on fini par avoir des squelettes dans le placard, comme Frank Underwood. Des gens chercheront, creuseront pour vous enfoncer. C’est donc à vous de tout verrouiller : Ne pas laisser de traces derrière vous et faire tout pour que les cadavres ne soient jamais découverts.

Finalement,  » House of cards  » nous offre l’image et la trajectoire d’un homme quelconque qui arrive à se hisser au sommet de l’échelle social. En effet, Frank Underwood est la quintessence de l’élite, celui qui a réussi à faire ce qu’il faut pour arriver au sommet. Peu importe les moyens et peu importe la suite.

Notis©2013


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