CO2, famine et épidémie
Publication : 27 septembre, 2013 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Divers | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Les effets dévastateurs du changement climatique sur les générations futures ont été pointés du doigt par quatre ONG (Greenpeace, Oxfam, WWF et Les amis de la Terre), avant même que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ne dévoile, le vendredi 27 septembre 2013, son cinquième rapport sur ​​le réchauffement climatique. Ce dernier confirme que les activités de l’homme, principalement la combustion, est la cause essentielle du changement climatique. Les scientifiques du GIEC lui imputent plus de la moitié de la hausse des températures, estimée entre 0,5 et 1,3 degré en moyenne de 1951 à 2010. Une mise en cause dont ils sont sûrs à 95 %, soit un taux de certitude 5 points plus élevé qu’en 2007, date de publication de son quatrième rapport.

Accroissement de CO2

Entre 1901 et 2012, le mercure est monté en moyenne de 0,9 degré sur toute la planète. Dans les mers, le réchauffement a gagné les profondeurs. En dessous de 3.000 mètres, il est qualifié de «probable». Un qualificatif, qui, comme tous les autres employés dans ce projet de résumé, pouvait encore changer jusqu’à aujourd’hui. En revanche, les chiffres que ce document renferme ne devraient pas bouger.  Ce réchauffement des fonds marins est lourd de conséquences car les grands courants océaniques agissent comme des régulateurs du climat. Autre constat : le niveau des eaux salées s’est élevé de 19 centimètres entre 1901 et 2010, rythme jugé « anormalement élevé ».

Confirmation de l’ampleur des dégâts causés par l’homme à l’atmosphère, la concentration de CO2 dans l’air s’est accrue de plus de 20 % depuis 1958, année où ont démarré les relevés systématiques. Par rapport à 1750, la hausse est encore plus impressionnante : + 40 %. Et l’avenir se présente mal. Ce taux de gaz carbonique, qui était de 280 parties par million (ppm) au début de l’ère industrielle, atteindrait 421 ppm en 2100, selon l’un des quatre scénarios établis par le Giec. Encore s’agit-il du cas de figure le plus « soft » puisqu’il tient compte des mesures d’atténuation prises par les Etats.

Scénario catastrophe en vue

Dans un rapport sur ​​la sécurité alimentaire, Oxfam affirme que le changement climatique pourrait, à travers le monde entier, plonger dans la famine une personne sur cinq, d’ici 2050. A ce rythme, la malnutrition infantile s’accroitrait de 20%. L’organisme précise également que les rendements mondiaux de maïs et de blé sont en baisse de 3,8% et 5,5% respectivement et que ces rendements pourraient chuter entre 10% et 20% d’ici 2050. L’augmentation des conditions météorologiques due au réchauffement climatique pourrait également entraîner une pénurie de récoltes. Le prix moyen des aliments de base pourrait doubler dans les deux prochaines décennies.
Dans un rapport distinct, UNICEF déclare que les bébés nés en 2013 subiront les pires impacts du changement climatique en 2030. Il souligne que plus de 600 millions d’enfants vivent dans les 10 pays les plus vulnérables au changement climatique, notamment, en Inde, au Mozambique et aux Philippines. Le groupe affirme que le changement climatique devrait accroître les « tueurs » d’enfants que sont le paludisme et la diarrhée, tandis que les pertes économiques mondiales dues aux inondations, les tempêtes et les glissements de terrain viendront augmenter le fardeau économique sur les enfants d’aujourd’hui.

Notis©2013
sources: climate change report 2013


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