Que vaut un diplôme universitaire dans un monde en crise?
Publication : 26 août, 2013 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : R.H. | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Cette crise qui dure et ne fini pas est une source de découragement pour beaucoup d’étudiants qui, pour la plupart, ont manifestement intégré l’idée que la quête du premier emploi n’est pas gagné d’avance… et pourtant. La valeur du diplôme n’a jamais été aussi élevée. À condition cependant d’adopter une démarche plus volontariste qu’en période de plein emploi. Pas question d’attendre que les employeurs viennent à vous : prenez votre sort en main, déterminez votre projet personnel, analysez vos compétences-clés… et lancez-vous !

Le marché de l’emploi

Les recruteurs continuent de se montrer très actifs vis-à-vis des étudiants. Soit parce qu’ils souhaitent combler des besoins à court terme, soit parce qu’ils continuent de miser sur le potentiel à long terme des jeunes diplômés. Les recrutements se poursuivent bien évidemment, ne serait-ce qu’en raison du besoin de remplacer les personnes sur le départ. Même en période de crise, les entreprises continuent de recruter. Il existe des tas d’opportunités en dehors des « grands recruteurs », qui sont certes les plus visibles, mais ne représentent tout au plus que 30 % du total des emplois potentiellement disponibles. Les grandes entreprises restent présentes auprès des étudiants. Mais les offres d’emploi au sens strict sont, quant à elles, en diminution sensible. Un peu comme si les recruteurs restaient en stand-by, dans l’attente d’y voir un peu plus clair à propos de la conjoncture…

Le diplôme ne suffit plus

C’est probablement l’un des obstacles majeurs auxquels sont confrontés les étudiants : se persuader que le diplôme, seul, ne suffit pas nécessairement pour se trouver une place au soleil. Il est vrai que certains diplômes sont recherchés en tant que tels : les ingénieurs, les informaticiens, les médecins, toutes les filières qui sont dédicacées à l’exercice d’une profession bien précise. Mais pour un grand nombre d’étudiants, ce n’est pas vraiment le cas : ils sont davantage recrutés sur la base d’un potentiel, et ce potentiel est non seulement lié à leur diplôme, mais aussi à leurs compétences personnelles. Cela induit l’obligation de se construire un véritable projet personnel: quelles sont mes aspirations et, compte tenu de celles-ci, quelle est ma valeur ajoutée ? On en revient effectivement à la question des compétences personnelles, davantage liées à la personnalité. Autrement dit, il faut « apprendre à se connaître soi-même ».

Les lacunes du jeune diplômé

Selon un sondage, la majorité des responsables RH  s’accordent sur le fait que les formations, les écoles ou les universités ne préparent pas suffisamment les jeunes diplômés ou professionnels à se lancer dans la vie active. D’après 68% des sondés, le problème principal est un manque de « compétences organisationnelles ». Viennent ensuite les aptitudes linguistiques (43%) et les compétences analytiques (42%). Etonnamment, la communication (41%) est également un problème, loin devant les compétences techniques (28%).

Les solutions

En réaction, la grande majorité des entreprises prennent des mesures pour combler les lacunes des jeunes diplômés embauchés par :

*la mise en place d’une période d’évaluation ;

*le recours à des formations en interne ou externe;

*et l’assistance d’un mentor.

Quant aux universités et écoles supérieures, certaines ont commencé à offrir des services de préparation à la recherche d’un premier emploi. Certaines facultés disposent elles aussi d’un service ad hoc. Il ne faut vraiment pas hésiter à faire appel à leurs services… surtout quand le marché se révèle un peu moins porteur qu’espéré. Avant tout, il faut se construire un projet personnel. Faire le point sur ses envies, sur le secteur dans lequel on souhaite travailler, en n’oubliant pas toute cette partie du marché de l’emploi qui n’est pas directement visible, dans les PME ou le secteur non marchand par exemple. Ce travail préparatoire est absolument indispensable, car il détermine toute la suite du processus.

En clair, les étudiants doivent passer du virtuel au concret et, surtout, ne pas tempérer leur enthousiasme à l’idée de séduire l’employeur de leurs rêves. Ils ne seront convaincants que s’ils sont convaincus que le fait d’avoir travaillé sur des projets pendant leur cursus ou d’avoir étudié à l’étranger peut apporter un plus à cet employeur potentiel.

Notis©2013


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