La crise dope le marché du numérique
Publication : 11 février, 2013 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Economie | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

La crise économique mondiale a dopé le marché de la dématérialisation de documents, qui devrait croître de 10 à 15% d’ici 2017 à près de 10 milliards d’euros, une aubaine pour les prestataires de services qui se partagent ce gâteau. C’est ce qui ressort d’une étude publiée ce lundi 11 février 2013 par le cabinet Xerfi, un Institut d’études économiques privé, spécialisé dans les analyses sur les secteurs et les entreprises.

Culture du sans papier

Dans un contexte de crise économique, la dématérialisation des supports, des échanges et des processus documentaires profite du renforcement des exigences des entreprises en matière d’efficacité financière et opérationnelle», explique le cabinet, citant la réduction des coûts, l’automatisation des processus ou encore un meilleur partage des informations.

Au-delà des préoccupations environnementales, la culture du sans papier est «un levier de valorisation externe comme interne» pour l’entreprise, ajoute l’étude.

D’autant qu’elle est encouragée par les pouvoirs publics qui mènent une politique «volontariste d’extension des téléprocédures».

En conséquence, ce marché devrait croître à un rythme assez soutenu dans les prochaines années. Xerfi-Precepta prévoit une hausse de 12,5% par an en moyenne en valeur d’ici 2017 pour atteindre 9,7 milliards d’euros.

Flux numérique

Dans le détail, la progression varie selon le segment. L’archivage électronique, les factures notamment, et la sécurisation des échanges devrait croître d’au moins 15% d’ici à 2017.

L’activité des flux entrants/circulants/sortants, elle, devrait progresser entre 10% et 15% par an en moyenne en valeur sur la même période.

Estimé à 5,4 milliards d’euros en 2012 en France, ce marché se décompose entre la dématérialisation des flux entrants/circulants/sortants et l’archivage électronique. Les premiers représentent plus de 4 milliards d’euros, et les seconds le reste, indique le cabinet.

Les éditeurs de logiciels (IBM, HP, Capgemini, SAP…) ont le gros du gâteau avec 53% de parts de marché, suivis par les opérateurs de services (37%) et les fabricants de matériel (10%).

Notis©2013

Sources : AFP


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