Un SDF meurt avant d’avoir touché «le jackpot»
Publication : 3 janvier, 2013 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Société | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Timothy Grey, Américain âgé de 60 ans, « homeless » (Sans Domicile Fixe) allait enfin sortir de la misère grâce à un chèque de 19 millions de dollars (9.3 milliards de francs CFA). Mais le jackpot a malheureusement mis trop de temps à arriver. Timothy est mort d’hypothermie, de froid, dans la misère, au lendemain de Noël, dans l’ignorance la plus totale. Son corps a été retrouvé par des enfants le long d’une voie de chemin de fer du Wyoming. Sa famille n’avait plus de nouvelles de lui depuis 20 ans et les avocats chargés de ce complexe dossier d’héritage n’arrivaient pas à le localiser.

Une fortune colossale

Le corps sans vie de Timothy Henry Gray a été découvert par des enfants sous un pont de chemin de fer dans le sud-ouest de l’état du Wyoming, le jeudi 27 décembre 2012. Agé de 60 ans, Tim était le petit neveu d’une riche héritière, Huguette Clark, décédée en mai 2011 à l’âge de 104 ans. Tragiquement, il ne savait pas qu’il avait potentiellement droit à 6.25% d’une fortune estimée par l’administrateur de la succession à 300 millions de dollars.

Le lieutenant de la police du département d’Evanston, Bull Jefferson, a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve d’acte criminel ayant conduit à la mort de Gray, qui était vêtu d’une veste légère. Il a ajouté qu’il n’était pas évident de savoir si Timothy Gray vivait sous le viaduc au moment de sa mort. Cependant, il est acquis que d’autres personnes sans-abri y ont campé pendant l’année.

Tim Gray était l’un des petits-fils adoptifs de l’ancien sénateur américain William Clark Andrews (08 janvier 1839 – 02 mars 1925), qui a bâti sa réputation comme l’un des rois du cuivre et la betterave du Montana. Il s’est également taillé une part léonine dans le secteur de la banque, du bâtiment, les chemins de fer. Il est surtout auréolé du titre de fondateur de Las Vegas.

Comme Timothy Gray n’était pas marié et n’avait pas d’enfants, la somme qui lui était destinée devrait être distribuée, à parts égales, à ses trois frères et sœurs survivants, soit 6.3 million de dollars chacun. Faute d’accord, les trois frères et sœurs se déchirent actuellement devant les tribunaux. Maître John Morken, avocat représentant 19 des 21 héritiers potentiels, décrit ce dernier développement comme «une partie très triste d’une histoire très triste. »

La fortune laissée par Huguette CLARK est une source de division, au point qu’une requête judiciaire a été introduite en février 2012, tendant à prouver que la riche héritière, décédée à 104 ans, n’avait pas toutes ses facultés lorsqu’elle rédigea son second testament en date du mois d’avril 2005. Cette plainte émane de certains membres de la famille exclus de la succession, alors qu’ils étaient mentionnés dans le premier testament.

Les documents versés au dossier brossent le tableau d’une femme vulnérable, qui s’était retiré mentalement et physiquement du monde réel, pour vivre en ermite, ligotée et trompée par ses plus proches conseillers – avocat, expert-comptable, médecin et infirmière.

La vie de Huguette Clark est un étrange conte de résignation. Au cours de sa vie, elle considéra sa grande richesse comme «une menace pour le bonheur ». Quand elle est morte, à deux semaines de son 105ème anniversaire, les seules personnes présentes à son enterrement étaient des employés des pompes funèbres. Elle avait passé les deux dernières décennies de sa vie, sans être malade, dans une solitude totale dans un hôpital de New York, le «  Beth Israel Hospital ».

Huguette Clark vivait avec ses poupées, qu’elle collectionnait depuis son enfance à Paris, où elle était née en juin 1906. Elle est décédée à 104 ans en mai 2011 et avait légué sa fortune à sa femme de ménage, son avocat, son infirmière, 19 héritiers en tout, dont le SDF Timothy Grey.

Si elle avait connu les conditions de vie de son petit-neveu, elle l’aurait peut-être aidé, elle qui, pendant la Grande Dépression, a fait démolir puis reconstruire sa villa de Santa Barbara (Californie) pour donner du travail aux chômeurs.

Notis©2013

Sources : dailymail/ forbes/ Washington post


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