L’Amour au Bureau
Publication : 26 janvier, 2013 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : R.H. | Commentaire(s) (2 commentaires)

Près de 40% des couples se rencontrent sur leur lieu de travail ; on atteint les 70% pour les professions de l’enseignement et les cadres. C’est dire s’il est banal de tomber amoureux au bureau. Sur un strict plan légal, rien n’interdit de nouer des relations amoureuses sur son lieu de travail. Du reste, passer ensemble plusieurs heures par jour est plus que conseillé, pour mieux se connaître, se découvrir des goûts communs ou complémentaires. En théorie, personne ne devrait rien avoir à y redire, cela relève de la sphère privée. En pratique, cela peut se révéler plus compliqué.

Fantasmes

Tomber amoureux d’un collègue est banal. Banal mais pas forcément de tout repos, si l’on en juge par le nombre de romans, films, séries télévisées ou pièces de théâtre que le phénomène inspire. Il est vrai que dans son équation habituelle, histoire d’amour rime avec sexe. Et le genre humain débordant d’une curiosité insatiable pour le lit de ses contemporains, rien de tel qu’une bonne petite romance professionnelle pour nourrir les fantasmes les plus débridés, y compris celui de faire l’amour sur le grand bureau du P-DG ! Ce qui ne relève évidemment plus du seul savoir-vivre…Il serait pourtant dommage de se priver d’une belle histoire sous prétexte qu’elle va faire jaser. Quel comportement adopter, alors ? Certaines situations sont simple : vous êtes amoureux, tout le monde le sait, vous allez vivre ensemble, vous marier… Invitez touts vos collègues à partager cet heureux événement.

Discrétion

Dans tous les autres cas, le maître mot est, encore et toujours, la discrétion. Dites-vous que la hiérarchie n’est pas forcément opposée aux histoires d’amour dans l’entreprise : elle renforce la motivation, invitent les personnes concernées à arriver plus tôt le matin et partir plus tard le soir pour le plaisir de côtoyer l’être aimé. A condition, toutefois, que cela ne perturbe pas les relations de travail : pas de favoritisme, pas d’indiscrétion sur l’oreiller risquant de mettre en péril des projets confidentiels… Et, bien sûr, pas de temps perdu en échange de sms, courriers électroniques et autres signes amoureux.

Rupture

Le vrai problème survient en cas de rupture : il faut arriver à entièrement dissocier rancœur privées et enjeux professionnels, ne jamais embarrasser les collègues en les prenant à témoin, en leur faisant des confidences ou en les poussant à prendre parti ; c’est d’autant plus important que si on travaille dans le même service, ou des services proches. A terme, il est parfois nécessaire de demander une mutation ou de chercher du travail ailleurs.

Abus

En matière d’amour au bureau, les clichés foisonnent, du patron courtisant sa secrétaire, à la « cougar » (on nomme ainsi les femmes de plus de 40 ans attirées par des garçons plus jeunes) séduisant le stagiaire de la comptabilité, en passant par l’ambitieux forcené prêt à tout pour arriver. Tous ont en commun de jouer sur la différence de niveau hiérarchique et l’attrait supposé du pouvoir. Entre partenaires consentants, pourquoi pas ? Mais, il arrive que le vaudeville dégénère en harcèlement. En d’autres termes, qu’un homme (ou une femme) profite de sa situation pour contraindre un(e) « subordonné(e) » à lui prodiguer ses faveurs. C’est de l’abus de pouvoir caractérisé, tombant sous le coup de la loi et puni par les tribunaux.

Notis©2013


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