Mort de Ravi Shankar
Publication : 12 décembre, 2012 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Culture | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Le maître incontesté du Sitar, Pandit Ravi Shankar vient de décédé dans un hôpital à San Diego, à l’âge de quatre-vingt-douze ans. Ce musicien légendaire auprès duquel, George Harrison (des Beatles), Brian Jones (des Rolling Stone), John Coltrane, notamment, sont allés se ressourcer, a été qualifié de « Trésor national » par le premier ministre Indien, dans un communiqué lu ce matin à la télévision.

Shankar, père de la chanteuse-compositrice-pianiste-guitariste américaine Norah Jones, est mort dans un hôpital à San Diego où il avait été interné depuis la semaine dernière pour y subir une opération chirurgicale. Une mort que le bureau du premier ministre indien a confirmé ce matin à la télévision nationale.

Sitariste hors norme et vainqueur de trois Grammies, Ravi Shankar est rentré définitivement dans la légende en 1967, lorsqu’il joua au Monterey Pop Festival, puis en 1969 à Woodstock, enfin en 1971 au concert en faveur du Bangladesh (organisé par G. Harrison).

Depuis  plusieurs années sa santé était chancelante. Et jeudi dernier, il avait subi une opération chirurgicale, a rapporté sa famille. « Ce moment de douleur et de tristesse est également l’occasion de le remercier d’être rentrer dans notre vie. Il vivra à jamais dans notre cœur et dans la musique qu’il nous laisse » a encore affirmé sa famille.

Ravi Shankar a enseigné à des millions de musiciens venus de tous les continents et de tous les genres (classique, jazz, pop-rock…). Il a fait découvrir au monde entier, pendant huit décennies, les richesses inestimables de la tradition indienne, à travers le sitar. Il était une icône musicale des hippies des années 60. Selon George Harrison, Ravi Shankar est « le Parrain de la World Music »

Grace, notamment, à ses travaux avec des musiciens comme le violoniste Yehudi Menuhin et le saxophoniste John Coltrane, Pandit Ravi Shankar a réussi à créer le lien musical entre l’ouest et l’est. Brisant ainsi le mur de méfiance et de séparation qui existait entre les deux mondes

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