Les 15 phrases à ne jamais dire au boulot et à son patron
Publication : 26 novembre, 2012 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : R.H. | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Le milieu du travail n’est pas toujours agréable. La dégradation des conditions de travail, en tant que telle, n’est pas nouvelle. Mais, il y a deux décennies, la tension était généralement canalisée par des stratégies de défense collective. Souvent seul et sans repère ni défense, sous l’effet de la fatigue et du stress, le salarié dérape et lâche, pas de la bonne manière, certaines phrases qui peuvent compliquer une situation qui, dès le départ, n’est pas simple. Pourtant, le premier réflexe de survie dans le monde de l’entreprise est de maintenir avec son « Boss » un contact positif, cordial. Mais rien n’est jamais acquis, ni facile, même dans le meilleur des mondes. Ce bel équilibre peut donc vaciller à tout instant si l’on n’y prend pas garde.

Voici quelques exemples de ce qu’il vaut mieux garder pour soi.

1. « Ce n’est pas mon job »

Il peut arriver que l’on vous assigne une tâche qui ne figure pas explicitement à votre contrat de travail. Avant de refuser catégoriquement d’assurer la tâche, vérifiez si ce travail est aussi éloigné de votre quotidien qu’il n’y paraît.

Si la mission s’intègre à votre tâche par cascade, il serait sot de refuser. Essayez de comprendre pourquoi votre boss vous demande cela et surtout si cela peut s’avérer positif pour votre département. Si réellement vous ne vous y retrouvez pas, allez trouver le boss avec une solution alternative.  Ce sera plus positif que de l’envoyer sur les roses…

2. « J’ai fini ma journée »

Mettons-nous tout de suite d’accord. Il est bien évident que le chef ne peut vous imposer de jouer les prolongations 4 jours sur 5 sous divers prétextes et exiger une flexibilité à tous crins. Tout est question de mesure, de situation, de contexte…

Ne jouez pas la provocation en râlant dès qu’une réunion se prolonge, qu’un contrat demande un peu plus de temps, qu’un client retarde votre rendez-vous… Il faut pouvoir donner un minimum de flexibilité à votre entreprise. Une telle attitude facilitera d’ailleurs le même phénomène dans l’autre sens.

Quoiqu’il en soit, mettre en avant la fin de votre horaire journalier n’est pas judicieux. Trouvez autre chose de plus concret qui puisse, le cas échéant, trouver écho chez votre boss: « je dois aller chercher les enfants », « je visite une maison que je veux acheter », « J’ai un gros souci d’ordre domestique »… Attention, nous n’incitons pas au mensonge !

3. « Pourquoi je ne peux plus aller sur Facebook ? »

Vous n’étiez pas censé profitez de vos heures de travail pour mettre à jour votre profil de toute façon… Sans même parler du fait qu’en traînant sur des sites ou des réseaux à vocation personnelle au bureau, vous courrez le risque que vos collègues et patron découvrent ce que vous faites de vos week-ends et soirées trop arrosées. En bref, mieux vaut éviter.

4. « Ce n’est pas mon problème »

Une phrase qui pourrait vous mettre sur le banc de touche… Et, en effet, ce n’est pas très « team spirit » comme réflexion. La faute ne vient peut-être pas de vous ou de votre équipe, mais tirer la couverture à soi vous attirera le courroux de votre boss qui, lui, cherchera à resserrer les rangs et passer la tempête sans trop de perte. Soyez constructif. Proposez votre aide et vos neurones pour sortir de la crise. Vous construirez ainsi une meilleure image de vous-même.

5. « Je ne peux pas faire deux choses en même temps »

Dans l’esprit de votre patron, cette remarque peut induire pas mal de significations: soit vous ne savez pas définir les objectifs de votre entreprise, soit vous ne savez pas vous organiser, soit vous ne savez pas faire des choix, soit vous êtes fainéant…

Être débordé ne signifie pas automatiquement que vous abattez un boulot incroyable pour votre entreprise. Au contraire, votre patron pourrait se dire que finalement vous n’êtes pas fait pour le job et les responsabilités qui y sont jointes. Si vous avez l’impression de crouler sous les demandes et les tâches, donnez-vous un peu d’air en demandant de l’aide ou en postposant certaines…

6. « Ce n’est pas à moi de faire ça »

Vous êtes déjà débordé et votre patron vous propose d’endosser de nouvelles responsabilités. La tentation de refuser est grande. Pourtant, un non clair et net n’est pas la meilleure façon de faire. Expliquez plutôt pourquoi vous ne pensez pas pouvoir vous occuper de cette nouvelle mission et tentez de trouver un compromis, par exemple en repoussant la date limite.

7. « N’importe qui pourrait faire ce boulot »

Dévaloriser qui que ce soit dans votre entourage professionnel ne pourra que vous faire du tort… D’autant que la personne devant qui vous évacuez vos frustrations n’a pas la garantie que vous ne dites pas la même chose d’elle dans son dos. De quoi créer un climat de suspicion peu propice aux bonnes relations de travail. Gardez vos critiques pour vous.

8. « Je ne me sens pas à la hauteur »

C’est un sentiment humain et compréhensible mais n’allez jamais le dire à votre boss qui pourrait en avoir des sueurs froides! Après tout, il vous fait confiance et veut que le travail soit effectué. Avez-vous envie de passer pour incapable ou inefficace? Enregistrez sa demande et analysez la situation à froid. Vos capacités et votre expérience vous permettront peut-être de vous en tirer avec les honneurs.

Demandez conseil à d’autres collègues, échangez vos informations et foncez. Il est préférable de commettre des erreurs que de se murer dans un statut professionnel limité.

9. « Pour cela, je ne gagne pas assez bien ma vie »

A nouveau, tout est question de mesure. Vous avez signé un contrat pour un job précis et un salaire donné. Ne jouez pas les frileux mais ne permettez pas tout également. Il y a une frontière qui doit être définie par vous-même et votre direction.

Mais pour votre boss, si vous revenez perpétuellement avec cet argument, il vous rétorquera que vous étiez partie prenante et que vous avez eu l’occasion de négocier au moment voulu. On aura tendance à vous prier d’aller voir ailleurs si l’herbe n’est pas plus verte. Et, actuellement, les entreprises ont un peu l’avantage…

10. « Je n’ai jamais eu de patron aussi stupide »

Même si vous faites attention à ne pas prononcer cette phrase devant ledit patron, vous ne pouvez pas avoir la garantie que votre interlocuteur gardera pour lui cette remarque. Imaginez sa réaction si le supérieur en question venait à apprendre ce que vous dites de lui dans son dos… Vous pourriez probablement dire adieu à votre job.

11. « Le patron est un mauvais coup »

Aussi valable avec n’importe quel collègue ou subordonné. Les aventures au bureau sont peut-être relativement courantes, mais mieux vaut les garder pour vous, en particulier si ce que vous avez à dire risque de ternir et votre réputation, et celle de votre partenaire. D’autant que les rumeurs sur la façon dont vous avez décroché votre récente promotion iraient bon train.

12. « De toute façon, c’est une boîte de m… »

Trop critiquer son entreprise n’est jamais une bonne idée : vous ne savez pas quelles oreilles pourraient traîner dans les parages. Si vous pensez pouvoir vous le permettre parce que vous avez de grandes chances de décrocher un autre poste ailleurs, souvenez-vous que votre futur employeur pourrait entendre parler de vos écarts et éliminez votre candidature à cause d’eux.

13. « Comment a-t-il pu être promu ? »

Typiquement la question qui pourrait être interprétée comme de la jalousie, même si elle est légitime. Evitez de remettre en question les compétences de vos collègues ou supérieurs. Au mieux, vous passerez pour un aigri incapable de se réjouir de la réussite des autres, au pire, on vous mettra au défi d’accomplir leurs tâches et vous échouerez.

14. « Je gagne plus que toi »

Parler argent entre collègues n’est pas aussi tabou que la plupart des Français aiment à le croire. Toutefois, la forme a son importance. Par exemple, si vous découvrez que vous êtes moins bien payé que l’un de vos collaborateurs, ne faites pas de scandale, essayez plutôt de comprendre pourquoi. Si en revanche vous apprenez que vous gagnez plus que lui, évitez de le narguer.

15. « Si vous me virez, vous allez le regretter »

Les menaces ne sont jamais bien perçues. Celle-ci est le meilleur moyen de vous faire effectivement virer : elle pourrait être prise comme un défi. Et même si elle ne mène pas à votre licenciement, vous pouvez être sûr qu’on fera de votre vie un enfer, peut-être dans l’espoir de vous faire démissionner. Sans compter l’ambiance de travail après un tel échange.

 Notis©2012


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