Ce qu’il ne faut jamais dire à un employé
Publication : 26 novembre, 2012 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Management, R.H. | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Le rapport employeur/salarié se complexifie. En effet, la mondialisation, la précarité de l’emploi, l’introduction de tiers (sous-traitance, sociétés d’intérim…) ont fait perdre à la notion de subordination toute sa rigidité. Dans l’absolu, le salarié peut, donc, être considéré moins contraint, plus autonome, plus libre de prendre des initiatives, que du reste on attend de lui et qui font sa compétence. L’employeur doit se mettre au diapason : il doit être réfléchi, délicat et bien tenir sa langue lorsqu’il s’adresse à ses collaborateurs.

Nous avons constitué une liste, non exhaustive, d’impairs et de choses qu’un (bon) patron doit se garder de dire à un employé.

#1 « C’est moi qui vous paie. Vous devez faire ce que je dis ! ».

Cette expression est  autoritaire. Les menaces et les propos violents ne sont pas la meilleure manière d’inspirer la loyauté ou le dévouement individuel de chaque employé. Un grand patron doit mener sa troupe, en l’inspirant, en enseignant, en l’encourageant, et en se rendant disponible. Les bons chefs n’ont pas besoin de menacer.

#2 « Vous avez la chance de recevoir cette prime.  Les autres sociétés ne donnent à leur personnel qu’une dinde surgelée « .

Un patron sage doit reconnaitre à ses employés le mérite d’être à la base de la plus value dégagée par la société. Il doit éviter toute condescendance à l’égard de ses employés. Un directeur intelligent devrait toujours être heureux de récompenser les employés les plus méritants qui contribuent au bon fonctionnement de l’entreprise.

#3 « J’étais ici hier, tard dans la nuit, samedi matin également.  Où étiez-vous? »

Exprimer, même de façon voilée, à un employé qu’il devrait être 24h/24h et 7j/7j à son poste de travail est incorrect et inapproprié. C’est un moyen sûr de susciter le mécontentement et saper le moral de toute une équipe. Ce n’est pas parce qu’un directeur travaille sept jours par semaine que les employés devraient en faire autant.

#4  » Vous devriez rester ici car nous n’avons aucune intention de faire de la discrimination à votre encontre, parce que vous êtes une femme « .

Cette remarque très maladroite a été adressée à une directrice de service par son supérieur hiérarchique. Peu après, cette dame a connu une carrière fulgurante dans une société concurrente, une référence dans le secteur des nouvelles technologies.

Un grand patron ne doit jamais faire de distinction. Il ne doit jamais s’en prendre, directement ou indirectement, aux employés les plus vulnérables. Cette discrimination ne doit reposer sur aucun genre (affiliation, religieuse ou politique, couleur de peau…). Un comportement de ce type est tout simplement illégal et date d’une époque ancienne.

#5  » Nous allons réduire les charges  » (alors que le directeur vient de s’acheter un nouveau bureau). Quand les temps sont difficiles, les employés comprennent et respectent les défis que leur patron doit relever, les sacrifices que la société doit consentir. Dans des périodes difficiles, les directeurs devraient donner l’exemple.

#6  » Je ne veux pas écouter vos revendications « .

En tant que responsable, le manager doit constamment et activement chercher le feedback, même s’il est en face de commentaires négatifs. Un chef doit toujours écouter et garder une ouverture d’esprit et considérer entièrement les plaintes des employés. Même quand la problématique le dépasse, il doit consacrer une ou deux minutes pour écouter un employé et éviter ainsi un drame pour se mettre sur le long chemin qui débouche sur la fidélité et la motivation collective.

#7  » Nous avons toujours procédé ainsi ».

Cette attitude réactionnaire est contre toute démarche novatrice, une manière sûre de tourner le dos à l’innovation. Un meilleur procédé est de demander  » que nous suggérez-vous pour une amélioration? » Dans tous les cas, les employés savent qu’on attend d’eux un perfectionnement de leur tâche. Le rôle du directeur est d’encourager les employés à trouver les solutions créatrices pour résoudre les problèmes récurrents et les récompenser pour leur effort.

#8 « Votre travail n’est pas terrible « .

Les directeurs doivent communiquer des objectifs clairs. Ils devraient donner aux employés les ressources, les budgets, les échéances, la formation afin qu’ils puissent accomplir le travail avec détermination et dans la transparence. Les directeurs doivent demander à ses ouvriers de répéter ses instructions pour s’assurer qu’ils les ont effectivement assimilés. Généralement les employés n’exécutent pas (bien) le travail lorsque les instructions ne sont pas (ou sont peu) claires.

#9  » Vous êtes stupide, le pire des ouvriers « .

La colère, le blasphème et les injures sont à proscrire absolument. Un bon patron doit se comporter avec civilité, amabilité et professionnalisme.

En résumé, un grand manager doit mesurer ses propos et donner le bon exemple. Un bon patron félicitera publiquement un bon élément et lui fera, si nécessaire et en privé, des réprimandes constructives avec bienveillance. Permettre l’échec est la clef d’une collaboration sincère. Des leçons sont tirées des objectifs non atteints. Apprenez à écouter, et quand les employés présentent leurs arguments, prenez-les en considération avec un esprit ouvert. Si les chefs suivent ces conseils, ils auront des employés fidèles, engagés et heureux qui contribueront à une meilleure organisation de l’entreprise.

 Notis©2012


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