La Banane, la Plante de l’Avenir
Publication : 1 novembre, 2012 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Economie, Environnement | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Le consortium du CGIAR (Groupe Consultatif pour la recherche agricole internationale) représente le plus large partenariat de recherche agricole mondial visant à réduire la pauvreté rurale et la faim. selon cette haute instance, du fait du réchauffement climatique, la banane sera la source principale d’alimentation de plusieurs millions de personnes dans le monde.

Les chercheurs de cette organisation internationale affirment que la banane pourrait remplacer des pommes de terre dans de nombreux pays en voie de développement. Le manioc ainsi quelques plantes très peu connues, comme le dolique de Chine, pourraient occupés dans l’agriculture une place d’autant plus importante que la terre se surchauffe.

Les auteurs de ce rapport sont pour que les agriculteurs s’adaptent à cette nouvelle donne, en apportant des changements à leurs cultures traditionnelles.

Sur la demande du comité des nations unies pour la sécurité alimentaire dans le monde, le groupe d’experts a étudié les effets du changement climatique sur 22 des produits agricoles les plus importants du monde.

Selon ces experts, les trois plus grandes récoltes du monde, en termes production de calories et de protéine – maïs, riz et blé – diminueront dans beaucoup de pays en voie de développement. En outre, ils indiquent que la pomme de terre, qui se développe mieux dans des climats plus frais, pourrait également souffrir elle aussi, à mesure que les températures augmentent et le climat devient volatil.

banane-plantain

Le réchauffement climatique n’offre pas d’autres choix que de cultiver certaines variétés de bananes à des altitudes plus élevées, voire à des endroits où sont actuellement cultivées des pommes de terre. Le Docteur Philip Thornton, l’un des experts du CGIAR a affirmé que les bananes constituent une sérieuse option à la survie de l’agriculture sur certaines parcelles appelées à disparaitre, du fait des changements climatiques. Il est urgent que cette culture prenne dès à présent forme dans les plantations où la température s’accentue inexorablement.

Le rapport décrit le blé comme source de protéine et de calories la plus importante du monde. Mais selon cette recherche, le blé a un avenir fortement compromis dans le monde en voie de développement où des prix sur le marché de plus en plus élevés de coton, de maïs et de soja ont poussé la culture du blé à la portion congrue, la rendant plus vulnérable aux efforts induits par le changement climatique.

Un produit agricole de substitution, particulièrement en Asie du sud, pourrait être le manioc, une fécule qui résiste sans peine aux assauts du réchauffement global.

Mais sera-t-il facile de pousser les agriculteurs des zones « climatiquement » sinistrées de se mettre au diapason?

Pour Bruce Campbell, directeur du de programme sur le changement climatique, l’agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS), les changements qui se produiront à l’avenir ne sont pas une nouveauté. « Il y a deux décennies, dit-il, il était quasiment impossible de consommer du riz dans certaines régions de l’Afrique. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les gens ont changé leurs habitudes alimentaires, en raison notamment de la politique du prix. Le riz est devenu plus faciles d’accès et plus facile à cuire. Je pense que c’est une question de volonté. Ce problème s’est posé dans le passé et il se posera dans l’avenir ».

Notis©2012

Sources :
Cgiar.org
BBC News


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