Facebook plus tentant que le sexe et l’alcool
Publication : 8 octobre, 2012 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Société | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

Plus tentants que le sexe… les réseaux sociaux ! Une étude américaine montre que les 18-25 ans sont avant tout accros à Facebook et Twitter. Tandis que 3 % des Australiens consultent Facebook pendant qu’ils font l’amour

Les réseaux sociaux seraient de plus grandes tentations que le sexe, l’alcool et le tabac, d’après une étude de l’université de Chicago. Les chercheurs de la Booth Business School ont interrogé 250 personnes âgées de 18 à 25 ans dans la ville de Würzburg, en Allemagne.

Une étude assez étrange. Les participants, munis de téléphone portables, étaient sollicités pendant sept jours consécutifs et 14 heures par jour. Ils devaient signaler aux chercheurs leur désir, leur degré d’intensité et surtout s’ils parvenaient à y résister ou non.

À les écouter, ces jeunes rêvent d’activités sexuelles ou de sommeil… mais plongent dans les réseaux sociaux avant tout. Car s’ils se sont montrés capables de résister à leurs pulsions sexuelles, ils ont en revanche donné libre cours à leur élan numérique. Incapable de résister à l’appel de Facebook et Twitter.
«Il est d’autant plus difficile de s’en détourner qu’ils sont omniprésents et très disponibles», explique Wilhelm Hofmann, à la tête de ces recherches.
3 % des Australiens consultent Facebook pendant l’amour
«Il y a dans l’addiction une logique de fuite», poursuit le sociologue Jean-Claude Kaufmann. Or Facebook ou Twitter sont des outils que tout le monde peut s’approprier pour fuir le quotidien et les problèmes de la vie.»

Les addictions liées au tabac et l’alcool restent présentes. Mais elles coûtent chères. Et «pâtissent d’une mauvaise image. Contrairement aux réseaux sociaux», décrypte le sociologue. «Sur le Net tout est facile, fluide. Il n’y a pas cet aspect de mauvaise addiction», ajoute Jean-Claude Kaufmann. Le sociologue met cependant en garde contre l’enfermement: «Il y a une addiction au clic, à la connexion et les personnes qui s’engouffrent dans la vie virtuelle n’ont pas conscience de ces risques. À la longue, ce sont les doigts qui entraînent et commandent, non plus le désir initial», poursuit-il.
Chaque mois, une enquête, plus ou moins sérieuse, montre comment le monstre Internet dévore la vie privée, captant le désir. Un tiers des Américains préférait abandonner le sexe plutôt que le Smartphone selon une enquête publiée l’an passé. Plus récemment, des chercheurs australiens ont révélé que près de 3% des Australiens consultaient leur compte Facebook durant l’acte sexuel.

Par Assma Maad (le figaro)


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